lundi 11 décembre 2017

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Georgelin : "Surcouf est une piqûre de moustique"

AFP

mercredi 25 juin 2008, sélectionné par Spyworld

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Le chef d’état-major des armées estime que les critiques acerbes formulées par un groupe d’officiers anonymes contre le Livre blanc sur la défense ne sont qu’un détail. La DPSD enquête sur la composition de ce mystérieux collectif, qui a révélé de nombreuses "incohérences" dans le document approuvé par Nicolas Sarkozy.

Le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a estimé mardi 24 juin que les critiques acerbes formulées contre le Livre blanc sur la défense par "Surcouf", un groupe d’officiers anonymes, étaient "une piqûre de moustique". Interrogé par l’AFP sur des informations du Canard enchaîné à paraître mercredi selon lesquelles il aurait été "convoqué" à ce sujet samedi par le président Nicolas Sarkozy pour se faire "souffler dans les bronches", le général Georgelin a noté qu’il "rencontrait régulièrement le chef de l’Etat" et qu’il ne lui "appartenait pas de rendre compte de ces entretiens". Il a cependant confirmé avoir réuni ses principaux subordonnés lundi matin, comme l’affirmaient le Canard enchaîné et d’autres sources interrogées par l’AFP. Le général Georgelin, qui était interrogé au téléphone à Birao, en Centrafrique où il effectue une "tournée d’inspection" qui l’a mené aussi au Tchad, a également fait valoir que la réunion de lundi "était prévue bien avant" la publication de la tribune de Surcouf, le 19 juin dans les colonnes du Figaro.

La DPSD enquête

La Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) cherche à identifier les membres de "Surcouf", pseudonyme collectif d’officiers qui avaient publié un réquisitoire contre le Livre blanc sur la défense, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Ce service de renseignement (ex Sécurité militaire) qui relève du ministère de la Défense "s’est immédiatement saisi de l’enquête, conformément à ses attributions", a-t-on déclaré de même source. Dans une tribune parue le 19 juin dans Le Figaro, un groupe d’officiers généraux et supérieurs des trois armées (terre, air, mer), Surcouf, a vivement critiqué les axes stratégiques du Livre blanc, rendu public deux jours plus tôt par le président Nicolas Sarkozy.

"Incohérences" du Livre blanc

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a rappelé depuis à plusieurs reprises au "devoir de réserve" les officiers membres de ce mystérieux groupe, refusant en revanche de préciser si, et dans quelles circonstances, une enquête avait été ouverte pour les identifier. Le groupe, dont ni la composition ni l’importance numérique ne sont connues, assure que "l’Europe en général et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente". Il relève de nombreuses "incohérences" dans le document approuvé par Nicolas Sarkozy. La DPSD est avec la DGSE et la Direction du renseignement militaire l’un des trois services de renseignement relevant du ministère de la Défense. Chargée d’assurer la sécurité des personnels, des matériels, des informations et des installations sensibles de Défense, elle a succédé en 1981 à la Sécurité militaire.


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