mercredi 18 octobre 2017

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Renseignement : la fusion RG-DST au Journal officiel

AFP

dimanche 29 juin 2008, sélectionné par Spyworld

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Les missions de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), issue de la fusion, effective mardi, des Renseignements généraux avec la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage) sont fixées dans un décret publié samedi au Journal officiel.

Sorte de "FBI à la Française" pour le renseignement intérieur, la DCRI, dont la création scelle la disparition des RG et de la DST, est dirigée par le préfet Bernard Squarcini.

Son siège est à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), dans des locaux qui abritaient la DST et une partie des RG.

Elle compte quatre mille fonctionnaires dont trois mille policiers dits "actifs" et habilités "Secret défense". Ils seront implantés par zone dans chaque département.

175 commissaires, soit 10% de l’effectif total, seront affectés à la DCRI, dont une centaine à Levallois-Perret sous la direction de M. Squarcini. Ce policier de carrière proche du président Nicolas Sarkozy dirigeait la DST depuis 2007. Il sera assisté d’un ancien des RG, René Bailly, et d’un ancien de la DST, Patrick Calvar.

Pour le "milieu ouvert", plus traditionnel —comptage des manifestants, violences urbaines, conflits sociaux—, une sous-direction de l’Information générale (Sdig) de mille policiers est créée à la Direction de la sécurité publique (DCSP), sous la responsabilité de Pierre Guillen (ex-RG).

La DCRI est notamment chargée, selon le décret publié samedi, de "prévenir les activités inspirées, engagées ou soutenues par des puissances ou des organisations étrangères et de nature à menacer la sécurité du pays".

Parmi les misions qui lui sont assignées, la DCRI doit participer "à la prévention et à la répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat, au secret de la défense nationale ou au patrimoine économique du pays".

Elle doit aussi "contribuer à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’Etat ainsi qu’à la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication", indique le décret.

La DCRI participera en outre à "la surveillance des individus, groupes, organisations et à l’analyse des phénomènes de société, susceptibles, par leur caractère radical, leur inspiration ou leurs modes d’action, de porter atteinte à la sécurité nationale".


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