mardi 17 octobre 2017

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Des ratés dans la lutte anti-terroriste au Pakistan

RFI.fr

mardi 1er juillet 2008, sélectionné par Spyworld

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L’administration américaine avait élaboré fin 2007 un plan secret pour faciliter l’envoi de forces spéciales dans les zones tribales pakistanaises pour pourchasser les dirigeants d’al-Qaïda, mais des divisions internes au sein des services secrets américains empêchent son application, a affirmé lundi le quotidien New York Times. Les désaccords au plus haut sommet de l’Etat américain sur la priorité à accorder à l’Irak ou l’Afghanistan aurait permis aux insurgés talibans de consolider leur présence dans les zones tribales pakistanaises. Le quotidien New York Times révèle ces dysfonctionnements alors que la situation sur le terrain devient de plus en plus immaîtrisable.

Si al-Qaïda a pu consolider son réseau dans les zones tribales du Pakistan, c’est la faute de l’administration américaine, selon le New York Times qui se fait l’écho des frustrations du Pentagone.

Un plan avait été établi l’an dernier pour permettre aux services secrets américains et à l’armée de mener des opérations clandestines pour lutter contre certains foyers terroristes, indique le quotidien new-yorkais, mais sa mise en place a été considérablement retardée.

Plusieurs raisons à cela : la priorité accordée à l’Irak qui absorbe l’essentiel des ressources en moyens et en hommes, mais aussi la volonté de l’administration américaine de ménager le président pakistanais Pervez Musharraf.

Résultat, ils seraient désormais -dans les zones tribales- plus de deux mille insurgés de diverses nationalités contre quelques centaines il y a trois ans. Surtout, l’article met au grand jour les divisions au sein de l’agence de renseignement américaine.

Les ordres venant du quartier général privilégient l’usage de drones, les fameux avions sans pilote, responsables de graves erreurs et de nombreuses victimes innocentes. Divergences enfin, entre les agents de la CIA présents à Kaboul et ceux d’Islamabad, accusés de complaisance à l’égard des autorités pakistanaises.


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