samedi 16 décembre 2017

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Défense nationale : Hillier, le grand départ

Radio-Canada.ca

mercredi 2 juillet 2008, sélectionné par Spyworld

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Le chef d’état-major de la Défense nationale, le général Rick Hillier, termine son mandat au sein des Forces canadiennes le 2 juillet, ce mercredi, donc. Les Forces armées canadiennes ont ainsi un nouveau patron, le lieutenant-général Walter Natynczyk, nommé en juin par le premier ministre du Canada Stephen Harper. Stephen Harper prononcera d’ailleurs une allocution à la cérémonie de passation de commandement au cours de la matinée.

On se souviendra qu’en avril, pressé de questions sur les raisons de sa démission, le général Hillier avait expliqué qu’il quittait son poste serein et de son plein gré. Il avait ajouté qu’après trois ans à la tête de l’armée canadienne il avait atteint les objectifs qu’il s’était fixés et que le moment était venu pour lui de prendre sa retraite.

Ses principaux objectifs étaient entre autres de mieux équiper les troupes canadiennes, d’obtenir d’Ottawa une politique nationale sur la Défense plus claire ainsi qu’une prolongation de la mission du Canada en Afghanistan.

36 ans au service de son pays

Le général Hillier a été nommé chef d’état-major en février 2005 par le premier ministre libéral Paul Martin. Âgé de 52 ans, il est très populaire auprès des soldats qui le reconnaissent comme un officier pour qui le bien-être des troupes passe avant tout. Les militaires appréciaient aussi l’augmentation des budgets militaires et plusieurs achats importants d’équipements survenus sous sa direction.

Originaire de Terre-Neuve, Rick Hillier est un militaire de carrière qui a servi au Canada, en Europe et aux États-Unis, ainsi qu’au sein des forces de l’ONU et de l’OTAN en ex-Yougoslavie et en Afghanistan. Diplômé en sciences de l’Université Memorial, Rick Hillier s’est joint à l’armée canadienne il y a 36 ans comme officier de blindés avec la seule ambition « d’être un soldat ».

À la tête des Forces canadiennes depuis trois ans, c’est sous son commandement que l’armée canadienne a entrepris sa mission de combat dans le sud de l’Afghanistan.

Bien qu’il ait été nommé par les libéraux, le général Hillier a été maintenu dans ses fonctions par le gouvernement conservateur de Stephen Harper en dépit de quelques désaccords avec l’ex-ministre de la Défense, Gordon O’Connor. Le général Hillier entretenait toutefois de bons rapports avec l’actuel ministre de la Défense, Peter MacKay.

Il s’est aussi illustré ces derniers mois dans l’opinion publique par ses interventions dans le débat sur la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan.

En février dernier, notamment, il avait pris la parole publiquement pour expliquer aux Canadiens que leurs troupes ne peuvent demeurer dans le sud de l’Afghanistan autrement qu’en étant impliqués dans des missions de combat.

Le général a aussi publiquement contredit le gouvernement Harper sur certaines questions, notamment en affirmant que les Afghans ne seraient pas prêts à assurer leur propre sécurité avant au moins dix ans plutôt que trois, comme ce que laissait entendre le gouvernement dans son discours du Trône.

Selon certaines rumeurs, son franc-parler, parfois très direct, déplaisait au premier ministre Stephen Harper.

Le chef d’état-major Hillier laisse néanmoins une armée canadienne mieux équipée et renforcée après des années de compressions budgétaires et de non-renouvellement du matériel désuet.

À son arrivée à la tête de l’état-major, Rick Hillier succédait au général de l’armée de l’air Ray Henault, qui a occupé la fonction pendant cinq ans.


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