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Défense de l’Arctique : L’armée canadienne reste de glace

Radio-Canada.ca

lundi 7 juillet 2008, sélectionné par Spyworld

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Les militaires canadiens démontrent peu d’intérêt lors des exercices de défense de l’Arctique, selon un document interne des Forces canadiennes obtenu par le quotidien The Globe and Mail.

Dans un rapport d’opération obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, les auteurs soulignent de façon sévère le manque d’intérêt des troupes et les nombreuses lacunes qui ont ponctué l’opération Nanook, en août 2007, qui se veut un vaste exercice de défense du Grand Nord canadien.

La défense de la souveraineté du Canada dans l’Arctique est l’une des priorités de la politique nationale du gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Selon le document rédigé par l’un des directorats militaires impliqués dans l’organisation de l’opération Nanook, le commandement militaire canadien n’accorderait pas une assez grande priorité aux opérations menées dans l’Arctique. Le commandement aurait aussi échoué lors de l’opération dans la transmission efficace de certains ordres sur le terrain au cours de l’exercice.

« C’est un triste constat du manque d’intérêt démontré par le quartier général dans cette opération et les exercices d’entraînement qui y sont associés », écrit la Direction des environnements synthétiques de l’armée de terre (DESAT) dans son rapport.

Le DESAT exhorte par conséquent les dirigeants de l’armée à déployer plus d’efforts lors des prochains exercices dans l’Arctique.

Selon le rapport, ces opérations devraient être menées avec les mêmes exigences et le même engagement que lors des autres opérations militaires de l’armée canadienne.

Pas simple de garder les troupes motivées

Au commandement de l’armée canadienne, on précise qu’il n’est pas simple de maintenir la motivation des troupes à son plus haut niveau pour ce genre d’exercices. « Vous n’aurez jamais un taux de satisfaction de 100 % lors de ces exercices », précise la capitaine de corvette Diane Grover dans les pages du Globe and Mail. Ces critiques, même si elles sont négatives, sont une partie importante et utile du processus d’entraînement, ajoute-t-elle.

La GRC n’est pas épargnée

Le rapport du DESAT n’est pas tendre non plus à l’égard de la GRC. Il souligne en effet le manque d’implication et d’intérêt des effectifs de la Gendarmerie royale du Canada lors de l’opération Nanook.

« Il est regrettable que la 5e division de la GRC au Nunavut, pour plusieurs raisons, ait considéré cet exercice comme un divertissement plutôt qu’une occasion d’entraînement », précise le rapport.

La direction de la GRC a réagi en soulignant que ses effectifs étaient réduits de 25 % à la fin de l’été dernier au Nunavut. Les agents de la GRC devaient par conséquent participer à l’opération Nanook tout en continuant d’accomplir leur travail quotidien de policier dans la communauté du Nunavaut, a expliqué la direction de la GRC.

L’opération Nanook, qui a lieu chaque année en août, est le plus important exercice militaire mené dans l’Arctique canadien. L’an dernier, les exercices comprenaient notamment des opérations d’interception de trafiquants de drogue et d’intervention en cas de déversement de pétrole sur les côtes de l’Arctique.


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