dimanche 22 octobre 2017

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Le Pakistan combattra le terrorisme avec une "poigne de fer"

AFP

mardi 8 juillet 2008, sélectionné par Spyworld

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Le Pakistan a souffert plus que tout autre pays du terrorisme et le combattra avec une "poigne de fer", a déclaré mardi à Kuala Lumpur le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani, au lendemain d’attentats sanglants au Pakistan et en Afghanistan.

"Le monde doit faire face aujourd’hui à la menace de l’extrémisme et du terrorisme qui a affecté notre développement socio-économique", a déclaré M. Gilani dans un discours à l’occasion d’un sommet des pays en voie de développement.

"Le Pakistan a payé le plus lourd tribut", a-t-il ajouté, faisant allusion à l’assassinat en décembre 2007 de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto.

"Cependant, de tels actes de lâcheté ne nous écarteront jamais de notre ferme volonté de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme d’une poigne de fer", a-t-il encore indiqué.

M. Gilani a par ailleurs démenti toute implication du Pakistan dans l’attentat suicide de lundi contre l’ambassade d’Inde à Kaboul, qui a fait 41 morts et 139 blessés.

"Pourquoi le Pakistan déstabiliserait l’Afghanistan, car il est dans notre intérêt (d’avoir) un Afghanistan stable et nous voulons la stabilité dans la région", a déclaré M. Gilani, ajoutant qu’il ignorait qui était derrière l’attentat de Kaboul.

Le ministère afghan de l’Intérieur a estimé que cet attentat avait été commis "en liaison et avec les conseils de milieux du renseignement de la région".

Le porte-parole du ministère, Zemarai Bashary, à qui l’on demandait s’il faisait allusion au Pakistan voisin, s’est refusé à tout commentaire.

"Le ministère de l’Intérieur croit que les terroristes ont mené cette attaque en liaison et avec les conseils de milieux du renseignement de la région", a affirmé un communiqué du ministère, sans autre précision.

Le gouvernement afghan a à maintes reprises accusé des éléments de l’armée pakistanaise et ses services de renseignement d’apporter un soutien, notamment financier, aux talibans et à d’autres extrémistes pour servir les intérêts du pays. Le Pakistan a toujours démenti ces accusations.

Le Pakistan est en proie, depuis plus d’un an mais plus particulièrement depuis l’assaut meurtrier de l’armée contre la Mosquée rouge d’Islamabad, à une vague sans précédent d’attentats, suicide pour la plupart, qui ont fait plus de 1.100 morts.

Dimanche, 19 personnes ont été tuées dans un attentat suicide visant des policiers à Islamabad, lors de la dispersion d’une manifestation d’islamistes qui célébraient le premier anniversaire de l’assaut de la Mosquée rouge. Lundi, une série d’explosions d’au moins six bombes à Karachi, dans le sud du Pakistan, a fait un mort et 37 blessés.

Les talibans pakistanais, à l’unisson d’Al-Qaïda, avaient décrété le "jihad", la "guerre sainte", au pouvoir du président Pervez Musharraf, allié-clé de Washington dans sa "guerre contre le terrorisme", et juré de venger les "martyrs" de la Mosquée rouge.


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