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Hervé Morin veut éviter une "traque" des officiers "rebelles"

Nouvelobs.com

mercredi 9 juillet 2008, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense était interrogé sur la saisie d’ordinateurs portables des officiers du Centre des hautes études militaires, après la publication d’une tribune signée "Surcouf" contre le Livre blanc de la Défense.

En marge de répétitions du défilé du 14 juillet sur le camp de Satory (Yvelines), le ministre de la Défense Hervé Morin a indiqué mercredi 9 juillet avoir donné des "ordres très précis" aux enquêteurs des armées qui tentent d’identifier les membres de Surcouf, auteurs anonymes d’un réquisitoire contre le Livre blanc sur la défense.

"En aucun cas, il ne s’agit de se lancer dans une traque quelconque et c’est ainsi que j’ai donné des ordres très précis à la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense) la semaine dernière", a déclaré le ministre.

Le ministre de la Défense était interrogé sur la saisie d’ordinateurs portables des officiers du Centre des hautes études militaires (CHEM) par l’ex-sécurité militaire.

Après la publication le 19 juin par Le Figaro d’une tribune signée "Surcouf", la DPSD avait ouvert une enquête.

"Déclassement militaire"

Dans cette tribune, "un groupe d’officiers généraux et supérieurs des trois armées" (terre, air et mer) estimait que le Livre blanc conduisait à un "véritable déclassement militaire" de la France, ravalée "dans la division de l’Italie".

A Satory, Hervé Morin a pour sa part souligné : "J’ai clairement indiqué à la DPSD qu’elle devait se situer dans le cadre de ses compétences et de ses missions, qu’il s’agissait d’une enquête administrative (et) qu’elle n’avait aucune compétence en termes de police judiciaire". L’enquête sur Surcouf est "une enquête comme nous en menons à chaque fois que nous estimons qu’il y a éventuellement des manquements aux obligations de réserve et de loyauté", a-t-il observé.

La saisie des ordinateurs du CHEM a été révélée par "Secret défense", un blog de Libération. Ouvert chaque année à une trentaine "d’auditeurs", colonels ou capitaines de vaisseau, le CHEM forme les futurs hauts responsables des armées.

Vendredi, le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, avait estimé que la publication de la tribune de Surcouf était une "connerie" qui ne devait pas donner lieu à "une chasse aux sorcières".


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