mercredi 18 octobre 2017

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Attentats : les dirigeants indiens appellent au calme

L.S., le Figaro, avec AFP

dimanche 27 juillet 2008, sélectionné par Spyworld

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La ville d’Ahmedabad, dans l’ouest du pays, a été frappée par une série de 16 attentats à la bombe. 45 personnes sont mortes et plus de 160 blessées.

Au moins 45 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées samedi dans des attentats à la bombe à Ahmedabad, dans l’ouest de l’Inde. Les explosions se sont produites dans des lieux très fréquentés de cette ville, où des affrontements entre hindous et musulmans avaient fait quelque 2.000 morts en 2002. Elle ont visé des marchés, des bus ou des hôpitaux accueillant les victimes des premiers attentats. Toutes les bombes étaient munies de minuteurs et ont explosé en l’espace de 36 minutes.

Selon des chaînes de télévision indiennes, un groupe d’islamistes s’appelant « Moudjahidine indiens » a revendiqué les attaques, survenues le lendemain d’une série d’explosions similaires à Bangalore, dans le sud du pays, qui avait fait un mort et sept blessés.

La présidente Pratibha Patil a fait part de sa « douleur et sa tristesse » et a « appelé la population d’Ahmedabad à maintenir la paix et l’harmonie ». Samedi soir, le premier ministre Manmohan Singh avait déjà condamné les attentats et demandé aux habitants de rester calme.

« Longue bataille contre le terrorisme »

« La terre du Mahatma Gandhi (originaire de cet Etat) a été ensanglantée par des terroristes que nous n’épargnerons pas », a toutefois déclaré le premier ministre de l’Etat du Gujarat, Narendra Modi, un nationaliste hindou. « Des terroristes sont en train de faire la guerre à l’Inde. Nous devons nous préparer à une longue bataille contre le terrorisme », a ajouté le dirigeant, une figure controversée en Inde, notamment accusé d’avoir fermé les yeux lors des émeutes inter-religieuses en 2002. Les tensions dues à ces affrontements n’ont jamais complètement disparu à Ahmedabad, une ville de plusieurs millions d’habitants.

Mais la ville semblait plutôt calme dimanche. Nombre de policiers et paramilitaires y patrouillaient afin de prévenir toute tentative de représailles à l’encontre des musulmans suite à la revendication du groupe islamiste.

Les grandes villes indiennes ont été au cours des dernières années le théâtre d’attentats à la bombe apparemment bien préparés. Les responsables indiens ont la plupart du temps mis en cause le Pakistan ou des groupes soutenus par Islamabad, des accusations rejetées par ce pays. L’Inde avait affirmé plus tôt dans la semaine que le processus de paix entre les deux pays était « sous tension », et répété que des « éléments du Pakistan » étaient à l’origine de l’attentat contre son ambassade en Afghanistan, qui a fait 41 morts le 7 juillet.

 »BLOG - L’Inde meurtrie par le terrorisme


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