mardi 24 octobre 2017

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in Serbie : Tadic s’exprime pour la première fois depuis la capture de Karadzic

AFP

dimanche 3 août 2008, sélectionné par Spyworld

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Le président serbe Boris Tadic va s’exprimer dimanche en milieu de journée devant la presse pour la première fois depuis l’arrestation, fin juillet, de l’ancien chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, ont annoncé les services présidentiels.La conférence de presse était attendue pour 13H00 locales (11H00 GMT), ont ajouté ces services sans autres précisions.

Depuis l’annonce par les autorités serbes, le 21 juillet, de l’arrestation à Belgrade de Radovan Karadzic, le président serbe, un pro-européen, ne s’était pas exprimé publiquement sur le sujet.

La présidence serbe avait indiqué après l’arrestation de Radovan Karadzic que Boris Tadic avait reçu plusieurs menaces de mort par courriers électroniques adressés à son service de presse.

L’opposition nationaliste serbe a organisé plusieurs manifestations pour protester contre l’arrestation de l’ancien chef des Serbes de Bosnie.

Radovan Karadzic, inculpé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI) de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a été transféré à La Haye le 30 juillet.

Selon l’hebdomadaire nationaliste Pecat, Boris Tadic a supervisé personnellement l’opération qui a conduit à l’arrestation de Radovan Karadzic. Les "coordinateurs de l’opération ayant conduit à l’arrestation de Karadzic ont été Boris Tadic, le procureur serbe pour les crimes de guerre Vladimir Vukcevic" et le nouveau chef des services secrets serbes, Sasa Vukadinovic, un proche de Boris Tadic, écrit Pecat, citant des "sources bien informées". Des représentants des services de renseignement étrangers, en particulier le MI6 britannique et la CIA, étaient également informés, ajoute l’hebdomadaire.

Le quotidien serbe Blic affirmait par ailleurs de son côté que Radovan Karadzic a été protégé par les Etats-Unis jusqu’en 2000, date à laquelle la CIA l’a surpris en train de rompre les termes de l’accord qui le liait à eux et qui lui permettait d’échapper à la justice internationale.

L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, inculpé pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, "était sous protection américaine jusqu’en 2000, date à laquelle la CIA a intercepté une de ses conversations téléphoniques démontrant clairement qu’il dirigeait personnellement une réunion de son ancien parti politique", le SDS, écrit le journal, citant "une source du renseignement américain bien informée".

Radovan Karadzic, qui a comparu jeudi, pour la première fois depuis son arrestation à Belgrade, devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI) à La Haye, a assuré que l’émissaire américain Richard Holbrooke, l’un des architectes de l’accord de paix en Bosnie en 1995, lui avait promis qu’il échapperait au TPI s’il se retirait de la vie publique. Richard Holbrooke a démenti l’existence d’un tel accord.


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