mercredi 18 octobre 2017

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INFO LEPOINT.FR : la DGSE et la libération des otages français en Afghanistan

Jean Guisnel, Le Point.fr

lundi 4 août 2008, sélectionné par Spyworld

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Les deux otages de l’organisation humanitaire Action contre la faim, enlevés le 18 juillet par un chef de guerre afghan dans la province du Day Kundi, ont été libérés samedi, notamment grâce à la contribution de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), les services secrets français.

Durant toute la durée de l’enlèvement, une cellule de crise composée d’une vingtaine de fonctionnaires de la DGSE a fonctionné 24 heures sur 24 à la caserne Mortier, le siège du service. La situation était prise très au sérieux à Paris, et les principaux animateurs de la cellule de crise prenaient sur place quelques heures de repos seulement chaque jour.

La DGSE compte deux salles de crise, équipées de mobilier moderne en cuir bleu. Ces deux salles peuvent être activées simultanément sur deux événements distincts et se trouvent à proximité immédiate de la salle de situation. Cette dernière est un grand open space organisé autour de panneaux d’écrans vidéo, chaque poste de travail étant lui aussi équipé de terminaux.

Aucune rançon n’aurait été versée

Dans l’affaire afghane dont le dénouement est intervenu voici deux jours, les fonctionnaires parisiens étaient en contact avec une mission envoyée sur le terrain dès le déclenchement de la crise. Convoyée par un avion C130 Hercules appartenant à l’escadrille des services secrets le GAM 56 Vaucluse (Groupe aérien mixte 56) basé à Évreux, douze fonctionnaires du service Action et d’autres unités de la DGSE se sont immédiatement rendus à Kaboul. Le service Action a été mobilisé au cas où une opération de force aurait été nécessaire, ce qui n’a pas été le cas. Et les autres l’ont été pour renforcer les équipes de l’ambassade, effectuer l’exploitation immédiate du renseignement technique recueilli au plus près des ravisseurs, et aussi "convaincre les Afghans de mettre toute l’énergie nécessaire pour nous soutenir", dit une source qui connaît bien le dossier. Dans ces circonstances, insiste-t-on au ministère de la défense, la DGSE n’a pas agi seule mais en coordination étroite avec le ministère des Affaires étrangères et avec les humanitaires d’Action contre la faim.


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