mercredi 13 décembre 2017

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Le renseignement centralisé à l’Elysée avec la nomination d’un coordonnateur

AFP

mercredi 6 août 2008, sélectionné par Spyworld

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Nommé coordonnateur national du renseignement à l’Elysée, Bernard Bajolet sera l’une des pièces maîtresses du renseignement, érigé en "fonction" stratégique sous la responsabilité directe de Nicolas Sarkozy qui présidera le futur Conseil national du renseignement (CNR).

Le diplomate Bernard Bajolet a en effet été nommé coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République à compter du 21 juillet 2008, par un arrêté de la présidence de la République du 23 juillet, publié mercredi au Journal officiel.

Ancien ambassadeur, notamment à Bagdad et à Alger, M. Bajolet, 59 ans, sera assisté de deux spécialistes du renseignement : Pierre Lieutaud, ex-sous-directeur de la recherche de l’ex-direction centrale des Renseignements généraux (RG), et Christophe Gomart, colonel de l’armée de terre, chef du bureau réservé (relations avec les services) au cabinet du ministre de la Défense.

Le renseignement a été érigé en "fonction" stratégique par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, qui lie pour la première fois défense et sécurité nationale.

Le Livre blanc prévoit que le coordonnateur national du renseignement, "point d’entrée des services de renseignement auprès du président de la République", disposera d’une "structure d’appui légère". Ces experts —une demi-douzaine— proviendront des ministères concernés (Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Economie et Budget) ou des services de renseignement et de contre-espionnage.

Parmi les tâches de M. Bajolet, énumérées par le Livre blanc, figurent la préparation des décisions du futur Conseil national du renseignement, la "planification des objectifs et des moyens du renseignement", ou la "hiérarchisation des priorités de recherche" des quelque 12.000 fonctionnaires civils et militaires de la communauté française du renseignement.

Mais M. Bajolet n’exercera aucune autorité hiérarchique sur les différents services du renseignement français, qui continueront à dépendre de leur ministère de tutelle ou de rattachement.

Quant au CNR, présidé par M. Sarkozy, il pourra se réunir, toujours selon le Livre blanc, en formation plénière (Premier ministre, Intérieur, Défense, Affaires étrangères, Economie et Budget, coordonnateur du renseignement, directeurs des services). Le futur secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (actuellement secrétaire général de la défense nationale, SGDN) sera chargé du secrétariat du CNR.

Le futur CNR remplacera d’ailleurs l’actuel Comité interministériel du renseignement (CRI), dépendant du SGDN, un des services du Premier ministre.

La nouvelle organisation du renseignement français sera encadrée dans les prochains mois par une série de dispositions législatives et réglementaires.


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