vendredi 15 décembre 2017

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L’Ukraine veut intégrer ses radars à un système étranger

Nouvelobs.com

samedi 23 août 2008, sélectionné par Spyworld

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L’annulation des accords russo-ukrainiens sur l’utilisation commune des systèmes de radars, décidée cette année, "donnera à l’Ukraine la possibilité d’établir une coopération active avec les pays européens"

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a annoncé, samedi 16 août, que l’Ukraine pourrait intégrer ses "installations de détection antimissile" à un système européen ou en proposer les services à des "pays étrangers".

L’annulation des accords russo-ukrainiens sur l’utilisation commune des systèmes de radars, décidée cette année, "donnera à l’Ukraine la possibilité d’établir une coopération active avec les pays européens", déclare le ministère ukrainien dans un communiqué. Cette coopération porterait sur "l’intégration des éléments ukrainiens de détection antimissile et de contrôle spatial, ainsi qu’avec des Etats étrangers intéressés par le renseignement spatial", est-il ajouté dans le texte.

Ceci alors qu’un haut responsable militaire russe a prévenu, vendredi que la Pologne devenait une cible "prioritaire" pour d’éventuelles frappes après la signature d’un accord entre la Pologne et les Etats-Unis sur l’installation en Europe centrale d’un bouclier antimissile américain après 15 mois de tractations.

Bouclier antimissile

L’accord permet aux Etats-Unis d’installer sur le sol polonais à l’horizon 2012 dix intercepteurs capables de détruire en vol d’éventuels missiles balistiques à longue portée. Couplé avec un puissant radar qui sera installé en République tchèque, le bouclier permettra de protéger le territoire américain d’éventuelles menaces de pays imprévisibles comme l’Iran.

Washington et Varsovie ont beau plaider que le bouclier est un système uniquement défensif, la Russie y voit une menace directe contre elle.

"Seuls les gens malintentionnés peuvent craindre notre accord. C’est un accord bon pour la Pologne, pour les Etats-Unis, pour l’Otan, pour la sécurité internationale," cherchait a réfuter jeudi soir le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski.


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