dimanche 22 octobre 2017

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La Russie aurait déployé plusieurs lance-missiles au nord de Tskhinvali, selon le "New York Times"

AP

samedi 23 août 2008, sélectionné par Spyworld

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La Russie a déployé vendredi plusieurs lance-missiles au nord de Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud, ce qui mettrait la capitale géorgienne, Tbilissi, à portée des lance-missiles russes, a rapporté dimanche le "New York Times" sur son site Internet, citant des sources américaines anonymes proches des services de renseignement.

Dans la ville stratégique de Gori, il y avait des signes de retrait des forces russes et des scènes de désespoir pour les Géorgiens entassés autour des véhicules d’aide pour attraper quelques miches de pain.

Le président russe a promis de commencer à retirer ses troupes de Géorgie ce lundi, mais a laissé entendre que des hommes pourraient rester dans les régions séparatistes, suscitant des tensions internationales qui rappellent l’époque de la Guerre froide.

Dans la ville de Zougdidi, à l’ouest, des habitants sont descendus dans la rue tôt dimanche pour protester contre la présence russe en Géorgie. Les manifestants, dont des hommes politiques et des prêtres orthodoxes, portaient des icônes religieuses et ont arrosé leur marche d’eau bénite. Certains brandissaient des drapeaux géorgiens rouge et blancs et des portraits du président géorgien Mikhaïl Saakachvili.

"Nous attendons plus de soutien des autres pays, car il ne s’agit pas d’une guerre entre la Russie et la Géorgie, c’est une guerre entre la civilisation et la barbarie", a déclaré Eldar Kbernadze, membre du Parlement géorgien et présent parmi les manifestants.

A Tbilissi, une immense bannière a été accrochée dimanche sur le Parlement, avec l’inscription suivante : "Pas de guerre, la Russie doit rentrer chez elle".

Le ministre géorgien en charge des réfugiés, Koba Subeliani, a parlé de quelque 14.0000 personnes déplacées à Tbilissi et dans les environs.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, envisage d’envoyer plusieurs hauts fonctionnaires de l’ONU, pour évaluer la situation sur place, a précisé un responsable américain sous couvert d’anonymat.


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