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Les États-Unis et la Pologne signent un accord sur la défense antimissile

Merle Kellerhals, America.gov

samedi 23 août 2008, sélectionné par Spyworld

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Le plan du gouvernement Bush visant à implanter un système limité de défense antimissile en Europe de l’Est est en bonne voie de réalisation et il contribuera de façon importante à garantir la sécurité collective des États membres de l’OTAN lorsque sa réalisation sera complète, a indiqué le département d’État.

Lors de la signature, le 20 août à Varsovie, d’un accord avec la Pologne à ce sujet, la secrétaire d’État, Mme Condoleezza Rice, a déclaré : « Il s’agit d’un accord qui nous permettra de faire face aux menaces du XXIe siècle. »

Cet accord autorise l’installation d’une base américaine de défense antimissile sur le sol polonais. Il a été signé par Mme Rice et par le ministre polonais des affaires étrangères, M. Radoslaw Sikorski, lors d’une cérémonie à laquelle assistaient le premier ministre polonais, M. Donald Tusk, et le président de la Pologne, M. Lech Kaczynski. Il doit être ratifié par le Parlement polonais avant de pouvoir entrer en vigueur. Un second accord autorisant les forces armées américaines à assurer le fonctionnement de cette base doit être signé à une date ultérieure.

« Il s’agit là d’un pas important dans le cadre de nos efforts visant à protéger les États-Unis et la Pologne, ainsi que nos alliés de l’OTAN, contre la menace croissante que constitue la prolifération des missiles balistiques dont la portée, le pouvoir meurtrier et le perfectionnement sont de plus en plus grands et qui peuvent être équipés d’armes de destruction massive », a indiqué le département d’État dans un communiqué.

La nouvelle base d’interception des missiles sera reliée aux autres installations américaines de défense antimissile situées en Europe et aux États-Unis.

Le premier ministre polonais, M. Tusk, a déclaré à l’agence de presse Associated Press : « Nous avons réalisé nos principaux objectifs, à savoir renforcer la sécurité de notre pays et des États-Unis. »

Dans le cadre du plan de défense antimissile basée au sol en Europe, les États-Unis doivent installer un radar perfectionné en bande X en République tchèque et 10 intercepteurs de missiles sans ogive en Pologne. Les intercepteurs sont destinés à détruire un nombre limité de missiles balistiques lancés à partir d’un État voyou tel que l’Iran. Ce système de défense antimissile devrait être en place dès 2012.

Le 8 juillet, les États-Unis ont conclu avec la République tchèque un accord portant sur la construction d’un site radar destiné à la défense antimissile et sur son fonctionnement. Le Parlement tchèque doit le ratifier pour qu’il puisse entrer en vigueur.

Pour avoir accepté l’installation d’intercepteurs sur son sol, la Pologne recevra des États-Unis une batterie d’artillerie antiaérienne Patriot qui peut abattre des missiles de courte portée et attaquer des aéronefs. Le fonctionnement de cette batterie sera assuré par une centaine de militaires américains.

Les objections de la Russie

La Russie a soulevé des objections au sujet du système de défense antimissile en disant qu’il était dirigé contre elle. Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Mme Dana Perino, les États-Unis ont bien informé dès le début le gouvernement russe des objectifs de leur plan qu’il n’en était rien.

Récemment, Mme Rice a déclaré que le ministre de la défense, M. Robert Gates, et elle avaient eu des entretiens avec leurs homologues russes à Moscou à plusieurs reprises au sujet du plan de défense antimissile et qu’ils avaient même invité la Russie à participer à un système de défense antimissile élargi à tout le continent européen.

« Le plan de défense antimissile n’est nullement dirigé contre la Russie, a dit Mme Perino. En fait, ce n’est même pas logiquement possible que ce système soit dirigé contre la Russie étant donné que ce pays pourrait le détruire. Son objectif est de protéger nos alliés européens contre les menaces d’États voyous, notamment contre un missile lancé par l’Iran. »

Lors de leurs entretiens bilatéraux le 7 juillet dans le cadre du sommet du G8 au Japon, le président Bush et le président de la Russie, M. Dimitri Medvedev, ont abordé la question de ce système de défense.


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