mardi 24 octobre 2017

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Le retour en vol d’Ariane-5 ECA repoussé à janvier 2005

AFP

vendredi 19 novembre 2004, sélectionné par Spyworld

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PARIS (AFP) - Le retour en vol de l’Ariane-5 ECA, version 10 tonnes du lanceur européen dont le tir inaugural avait échoué en décembre 2002, interviendra en janvier 2005, et non en novembre 2004 comme prévu jusqu’à présent, a annoncé jeudi Jean-Yves Le Gall, directeur général d’Arianespace. "Nous sommes très proches du but pour la requalification de l’ECA" dont le moteur Vulcain 2, modifié par la SCECMA "a déjà tourné au banc", mais "personne ne nous pardonnerait" de repartir en vol sans toutes les garanties, a-t-il déclaré devant la presse. Le prochain tir par une Ariane-5 générique, la mission 165, aura lieu le 10 décembre à partir du port spatial de Kourou (Guyane) à 13h26 locales. Il mettra en orbite le satellite militaire Hélios II ainsi que deux petits satellites, Essaim (un ensemble de 4 micro-satellites pour la défense nationale), Parasol, pour le compte du CNES, et Nanosat.

Le programme de retour en vol d’Ariane 5-ECA "dix tonnes" mis en oeuvre début 2003 et pour lequel les gouvernements européens ont injecté 555 millions d’euros, était basé sur une commission d’enquête à deux volets : la correction stricto senso de ce qui a provoqué l’échec du premier vol - soit la reconfiguration par la SNECMA du moteur Vulcain 2 - et une revue exhaustive du lanceur Ariane, a rappelé Jean Yves Le Gall.

La campagne de préparation du lancement de l’ECA, qui devait intervenir initialement en novembre, a commencé en août en Guyane.

Une réunion tenue mercredi avec des responsables de l’ESA, "n’a pas pu prononcer la requalification formelle de l’Ariane 5 ECA", même si "99,5% du travail est fait", d’où la décision de faire partir le satellite Hélios avant, a expliqué le patron d’Arianespace.

Jean Yves Le Gall souligne que depuis l’échec de 2002, cinq Ariane-5 génériques ont été lancées avec succès, dont la délicate mission Rosetta de l’ESA à destination d’une comète.

Le calendrier d’Arianespace prévoit 6 tirs au total en 2005, en comptant la mission 164 de la "10 tonnes".

Arianespace a signé sept contrats en 2004, contre huit l’année précédente. "Depuis notre échec de 2002, nous avons tout de même signé 15 contrats", remarque Jean-Yves Le Gall.

"Nous avons le meilleur carnet de commandes de la profession, avec 36 contrats de lancements pour Ariane 5, et 5 pour Soyouz", car nous vendons "non seulement un lanceur, mais un service de lancement".

"En comptant le lancement d’Helios, nous terminerons l’année avec un chiffre d’affaires supérieur à 600 millions d’euros, un peu plus que l’année précédente, et des résultats équilibrés".

Interrogé sur la recapitalisation d’Arianespace, Jean-Yves le Gall s’est borné à noter que les actionnaires historiques l’ont décidée, "ce qui est bon signe", et rappelé que les souscriptions restent ouvertes jusqu’au 31 décembre.


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