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Tir de fusée ou de satellite : l’Iran inquiète Washington

La Tribune.fr

dimanche 24 août 2008, sélectionné par Spyworld

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Le flou demeure sur la performance technologique réalisée ce week-end par Téhéran. Tir d’une fusée ou également test d’un satellite ? Les déclarations divergent mais Washington affiche son inquiétude.

L’Iran vient-elle de réussir à lancer une fusée ou un satellite ? Entre la presse locale, les responasbles iraniens du secteur spatial, le porte-parole du gouvernement iranien Gholamhossein Elham ou l’Etat major des forces armées, les informations les plus contradictoires circulent depuis ce week-end.

Certains indiquent que leur pays a lancé avec succès une fusée baptisée Safir (ambassadeur) capable de lancer un satellite de télémmunication, baptisé Omid (espoir). D’autres disent au contraire que le satellite ou au moins une version d’essai a bien été lancé.

"Le président (Mahmoud) Ahmadinejad a assisté au lancement à la station de lancement spatiale de l’Iran, sous l’ordre et avec le message du président" a en tout cas déclaré le porte-parole du gouvernement.

C’est une nouvelle démonstration de force technologique de l’Iran en matière de lanceur de satellites qui sont des systèmes très complexes à maîtriser. Comme quoi Téhéran ne travaille pas qu’à l’enrichissement d’uranium en vue de faire fonctionner de futures centrales nucléaires voire de réaliser des bombes atomiques. Mais le succès de cette fusée Safir, dérivée très vraisemblablement d’un missile balistique (leurs missiles Shahab-3 affichent une portée de 2.000 km) a de quoi alimenter les craintes des ennemis de l’Iran.

De fait, Washington a réagi en déclarant que "le développement et le test de fusées par l’Iran est source d’inquiétude et soulève de nouvelles questions quant à ses intentions", selon Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison Blanche alors que le président américain, George Bush se repose dans son ranch de Crawford, au Texas.

Un député israélien expert des recherches spatiales a toutefois minimisé lundi les risques. "L’Iran a encore beaucoup de chemin à parcourir en matière de satellites, et exagère délibérément ses succès spatiaux et aériens pour dissuader Israël et les Etats-Unis d’attaquer ses sites nucléaires", a déclaré à la radio publique le professeur Yitzhak Ben Israël, élu du parti Kadima et ex responsable de l’Agence spatiale israélienne.

Toutefois, l’Iran n’a pas rassuré non plus en indiquant posséder des avions de combat capables de voler 3.000 km sans ravitaillement, ce qui place en théorie le territoire israélien, distant d’un millier de kilomètres, à leur portée pour vol aller et retour, selon le commandant de l’armée de l’air iranienne, le brigadier-général Ahmad Mighani, cité par l’agence Isna.

Nouvelle visite en Iran de l’Agence internationale de l’énergie atomique

Le directeur adjoint de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique, Olli Heinonen, adjoint de Mohammad ElBaradei, est arrivé ce lundi à Téhéran accompagné d’un expert pour poursuivre les discussions sur la coopération avec l’Iran, dix jours après sa dernière visite. L’Iran avait qualifié de "positives" les précédentes discussions, qui avaient eu lieu les 7 et 8 août à Téhéran. Cette visite intervient alors que les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et l’Allemagne) envisagent de nouvelles sanctions contre l’Iran à cause de son refus de suspendre son enrichissement d’uranium.


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