dimanche 22 octobre 2017

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La Cnil et ses collègues se penchent sur les risques de dérive de la biométrie

Philippe Crouzillacq , 01net

mercredi 5 octobre 2005, sélectionné par Spyworld

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A l’issue de leur 27e conférence internationale, les commissaires à la protection des données ont adopté une résolution sur l’utilisation de la biométrie dans les documents d’identité.

« La biométrique rendra le corps humain lisible par la machine (...) et les informations biométriques pourraient être utilisées en tant qu’identificateur unique universel. » La prévision est alarmante. Elle émane d’une quarantaine de commissaires à la protection des données et à la vie privée (dont la Cnil, Commission nationale de l’informatique et des libertés).

Venus de tous les continents, ces gardiens de la protection des données personnelles étaient réunis le 16 septembre dernier à Montreux (Suisse). Cette 27 e conférence internationale a débouché sur l’adoption d’une résolution sur l’utilisation de la biométrie « dans les passeports, cartes d’identité et documents de voyage » .

Un débat mondial

Un document dont la portée est limitée, mais qui a la mérite d’alerter l’opinion publique sur un sujet qui s’immisce subrepticement dans notre vie quotidienne. Les signataires font le constat suivant : l’Organisation de l’aviation civile internationale est en train de mettre au point, avec l’aval de certains gouvernements, des règles et des normes techniques visant à insérer des données biométriques (empreintes digitales, reconnaissance faciale).

Tout cela, pour lutter contre le terrorisme et, accessoirement accélérer le contrôle aux frontières et les procédures d’enregistrement. Dans ce contexte, les participants à la conférence souligne la nécessité que soit mené un « débat ouvert au niveau mondial » sur les prochaines évolutions des techniques biométriques. Par ailleurs, ils demandent qu’une « distinction stricte » soit opérée entre « les données biométriques collectées sur la base d’obligations légales [contrôle aux frontières, NDLR] et celles qui sont collectées à des fins contractuelles sur la base du consentement » de la personne. Par exemple dans le cadre de l’utilisation d’un badge pour accéder aux locaux d’une entreprise.

« Il est important dans ce domaine de veiller à l’application du principe de précaution » , insiste le Secrétaire général de la Cnil, Christophe Pallez, « et d’éviter la mise en place d’un identifiant unique » . Car, selon lui, les implications de fichage inhérentes à l’intégration de données biométriques sur une carte à puce « pourraient avoir un jour des aboutissements redoutables » .


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