dimanche 22 octobre 2017

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Internet : l’oncle Sam n’a plus les moyens d’être Big Brother !

Didier Durand, ZDNet.fr

lundi 1er septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Un article (et surtout un graphique) très intéressant dans le New-York Times :

Il montre clairement l’évolution de la connectivité intercontinental de l’internet :

- il y a 10 ans, l’Internet était une étoile par continent voire par pays autour des USA et du Canada. Tout échange entre 2 pays (ou presque) passait par le coeur (les USA) même si ils étaientt voisin
- maintenant, il est beaucoup plus maillé, ce qui a fait violemment décroître le taux (en banda passante) de connexion vers le continent américain pour tous les continents et leurs pays. Voir les chutes sur le graphique.

Il y a 10 ans, les USA routaient 70% du trafic international (sans extrémité sur leur sol). Maintenant, ce n’est plus que 25%. Cette évolution est par contre naturelle : elle correspond à 100% au développement de la population internaute : la Chine a dépassé les USA (le berceau) au mois de juin en nombre d’internautes.

Cette topologie était dangereuse : un problème majeur d’Internet USA paralysait la planète. Maintenant, on a un réseau beaucoup plus solide et résilient. Il est d’ailleurs ainsi strictement conforme à sa philosophie architecturale initiale : une résistance maximum aux pannes / destructions par une distribution du contrôle / régulation du système dans tous les routeurs qui y participent. C’était le mandat donné à Vint Cerf et Bob Kahn par l’armée américaine quand ils se sont lancés dans la conception du système.

Il est donc quasi-paradoxal de voir lire dans l’article NYT l’émoi des agences de renseignement américain comme la NSA quand elles constatent que cette nouvelle topologie ne leur permet plus d’écouter aussi facilement toutes les discussions de la planète par des "sondes" simplement placées aux USA, sur le territoire national.

Donc, pour faire une analogie avec le corps humaine, les USA ont perdu le contrôle du système nerveux (i.e les lignes télécoms) mais qu’ils se rassurent : avec Google, Yahoo et Microsoft, i.e les moteurs de recherche, ils gardent à 100% le contrôle du "cerveau" car ces moteurs et leurs technologies dérivées (indexation, classement, etc...) représentent directement ou indirectement l’analogue numérique des fonctions du cerveau : captation des stimulations, mémoire, synthèse des informations de base en connaissances, etc....

Et un système nerveux autonome sans cerveau pour le contrôler, c’est inutile ou presque, non ? Et tant que l’Europe & co feront et referont des flops à la Quaero, pas d’inquiétude à avoir autre-Atlantique....


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