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Soldats tués en Afghanistan : vives critiques d’une cellule de renseignement

AFP

mercredi 3 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Une cellule de renseignement française déployée auprès des forces de l’Otan à Kaboul a formulé de vives critiques à l’égard de l’opération de reconnaissance tombée dans une embuscade meurtrière des talibans le 18 août, affirme Le Canard enchaîné à paraître mercredi.

"Comment peut-on laisser se monter de telles opérations sur ce terrain sans un minimum d’observation et de surveillance en avant des unités en progression ?", s’interrogeait notamment la French National Intelligence Cell (Cellule de renseignement nationale française), deux jours après les faits.

L’hebdomadaire satirique publie plusieurs extraits d’un document de cette cellule dont l’état-major des armées a indiqué ne pas être en mesure de confirmer ou d’infirmer immédiatement l’authenticité.

Dix soldats français ont été tués le 18 août et 21 autres blessés dans une embuscade tendue par les talibans dans la vallée d’Uzbeen, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Kaboul.

"Où étaient la (ou les) armes collectives en soutien ?", "où se trouvaient les sections de l’ANA (Armée nationale afghane) et les forces spéciales américaines ?", "pourquoi le timing des engagements de riposte a-t-il été aussi mal géré avec si peu de matériel à disposition", sont quelques-unes des autres questions posées par les officiers de renseignement français.

"Est-il normal que des professionnels s’engageant dans une opération de reconnaissance en profondeur de plusieurs jours (qui plus est en convoi) soient à cours de munitions dès le 1er engagement", ajoutaient-ils dans ce document destiné, selon le Canard enchaîné, à la Direction du renseignement militaire (DRM) et à l’état-major.

L’hebdomadaire publie par ailleurs une liste des soldats français victimes de l’accrochage, établie par l’état-major et où apparaît en face de trois noms la mention : "corps retrouvé aligné".

"Trois corps ont été déplacés, alignés à mi-pente et dépouillés de leurs effets militaires", a confirmé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l’état-major.

"Compte-tenu du fait qu’ils ont été retrouvés au milieu des combats, ils n’ont pas été extraits vivants de ces lieux (par les insurgés, NDLR) pour être exécutés", a-t-il poursuivi.

L’état-major se refuse cependant à communiquer les circonstances précises de la mort des dix soldats, invoquant le souhait des familles.


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