lundi 11 décembre 2017

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Google : Une amorce de dialogue

CNIL.fr

mercredi 17 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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En réaction à l’avis du G29 (comité des CNIL européennes) sur les moteurs de recherche, Google a réaffirmé son souhait de collaborer avec les autorités européennes et vient d’annoncer qu’il va réduire à 9 mois la conservation des données de ses utilisateurs. Mais sur le fond, il refuse pour le moment de se soumettre à la législation européenne sur la protection des données.

Le 4 avril 2008, le G29 (comité des CNIL européennes) a publié un avis sur les moteurs de recherche, réaffirmant l’applicabilité de la loi européenne sur la protection des données, recommandant une durée de conservation des données de 6 mois maximum et indiquant que les internautes doivent pouvoir consentir à l’exploitation de leurs données à des fins, notamment, de profilage.

Google a répondu à cet avis, le 8 septembre 2008, en réaffirmant son intérêt pour une meilleure prise en compte de la protection des données. Deux modifications importantes ont été annoncées à cette occasion :

- les adresses IP associées aux requêtes effectuées sur le moteur seront désormais anonymisées à l’expiration d’un délai de 9 mois au lieu de 18 actuellement ;
- un lien vers la politique de confidentialité de Google figure désormais sur sa page d’accueil.

Alex TÜRK, le président du G29 et de la CNIL, prend acte avec satisfaction de cette première avancée et note l’engagement de Google à collaborer étroitement avec les autorités de protection des données et ses efforts pour informer ses utilisateurs et les sensibiliser à la protection des données à l’aide d’outils clairs et innovants.

Il relève cependant que des désaccords profonds subsistent. En particulier, Google :

- considère que la loi européenne sur la protection des données ne lui est pas applicable, alors même qu’il dispose de serveurs et d’établissements en Europe ;
- souhaite conserver les données personnelles des internautes au-delà des 6 mois maximum demandés par le G29, sans aucune justification ;
- n’apporte aucune amélioration à ses mécanismes d’anonymisation qui sont pourtant insuffisants ;
- considère que les adresses IP sont des données confidentielles mais non personnelles, ce qui a pour effet d’éviter d’accorder certains droits à ses utilisateurs,
- ne manifeste pas la volonté d’améliorer et clarifier les modalités du recueil du consentement des utilisateurs.

En conclusion, malgré quelques progrès, un très important travail reste à effectuer pour garantir les droits des internautes et assurer le respect de leur vie privée. C’est dans cette perspective que le G29 mènera des auditions au cours desquelles les points de dissension seront abordés avec Google.


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