lundi 23 octobre 2017

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Un attentat contre l’ambassade américaine à Sanaa est attribué à Al-Qaida

Gilles Paris, le Monde

jeudi 18 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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L’ambassade des Etats-Unis à Sanaa, au Yémen, a été la cible, mercredi matin 17 septembre, d’un attentat meurtrier à la voiture piégée. Dix personnes sont mortes : sept civils qui patientaient à l’extérieur du bâtiment pour des formalités administratives et trois policiers chargés d’assurer la sécurité. Aucun ressortissant américain n’aurait été touché.

Six assaillants ont été également tués dans cette attaque qui a été revendiquée par un groupe inconnu, le Djihad islamique au Yémen, sans liens avec la formation palestinienne du même nom. Ce groupe jugé lié à Al-Qaida par le département d’Etat américain a exigé la libération de prisonniers détenus au Yémen et menacé de s’en prendre également aux représentations diplomatiques de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de la Grande-Bretagne.

A Washington, le président George Bush a estimé que cette opération sophistiquée "rappelle que nous sommes en guerre contre des extrémistes prêts à tuer des innocents pour parvenir à leurs objectifs idéologiques". L’ambassade américaine à Sanaa, placée sous très haute protection depuis les attentats perpétrés contre les représentations diplomatiques des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie, en 1998, avait déjà été l’objet d’attaques par le passé, en 2006 et en mars 2008.

Le Yémen a longtemps été considéré comme une base arrière idéale pour les groupuscules djihadistes proche d’Al-Qaida, compte tenu du faible contrôle des autorités sur certaines zones du pays.

En 2000, un navire de guerre américain, le Cole, avait été la cible d’un attentat-suicide spectaculaire dans lequel 17 marins avait péri. En 2002, la CIA avait éliminé un chef présumé d’Al-Qaida jugé impliqué cette attaque. Ce responsable avait été victime, avec cinq autres miliciens, d’un tir de missile transporté par un drone.

De leur côté, les autorités yéménites sont parvenues à démanteler certaines structures terroristes. Mais en 2006, 22 prisonniers accusés de liens avec Al-Qaida ont réussi à s’échapper de leur prison, nourrissant l’inquiétude des Etats-Unis sur d’éventuelles complicités au sein de l’appareil sécuritaire yéménite.


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