mercredi 13 décembre 2017

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Défense : Christophe Keckeis souhaite des accords avec l’UE

ATS

jeudi 18 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Des accords bilatéraux avec l’Union européenne (UE) en matière de défense : c’est le pavé jeté dans la mare par l’ancien chef de l’armée Christophe Keckeis. Pour le jeune retraité, ce serait "une piste tout-à-fait raisonnable et payante".

"J’aimerais qu’on discute de politique de sécurité dans ce pays et pas de l’affaire Nef ou d’un soldat qui a mal aux pieds dans telle ou telle caserne", a-t-il indiqué. M. Keckeis plaide pour une discussion sereine qui dépasse le niveau des "petites affaires".

Débat parlementaire paralysé par l’UDC, "trend" descendant des budgets militaires, "l’armée ne peut plus faire son travail", déplore-t-il. Il s’agit donc de "tout mettre sur la table, y compris le fait qu’on ne peut plus faire tout tout seul. Il est préférable de s’y préparer avant qu’il y ait une guerre".

"Ce qui m’intéresse dans l’UE, c’est qu’elle a un concept de défense", poursuit Christophe Keckeis. La solution la plus simple pour la Suisse serait de trouver "une passerelle intelligente pour entrer à petits pas" dans cette Politique européenne de sécurité et de défense.

"Pour rester neutres, forts et exclusifs, il faudrait 4,8 milliards de francs par année, or on en est à 3,6. Nous sommes les plus faibles en Europe en termes de pourcentages de PIB investis dans la sécurité du pays, c’est la honte", estime l’ancien chef de l’armée.

La tendance à la baisse des moyens consacrés à l’armée est appelée à se poursuivre "pour autant que l’on continue à avoir la paix en Europe".


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