samedi 21 octobre 2017

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L’Iran réaffirme sa volonté de développer son nucléaire

Reuters

jeudi 18 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre son programme nucléaire malgré la menace de nouvelles sanctions.

"Quoi qu’ils fassent, l’Iran poursuivra ses activités. Les sanctions ne sont pas importantes", a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse.

"L’époque n’est plus à de telles menaces", a-t-il ajouté en soulignant que Téhéran continuerait d’enrichir de l’uranium.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont déclaré cette semaine qu’ils travailleraient à l’adoption de nouvelles sanctions à la lumière d’un nouveau rapport de l’AIEA.

L’Agence internationale de l’énergie atomique a estimé lundi que les investigations des Nations unies étaient bloquées en raison de la non-coopération de Téhéran.

Elle a constaté que l’Iran refusait toujours de cesser ses activités d’enrichissement de l’uranium et de dévoiler en détail l’ensemble de son programme, comme le réclame l’Onu.

Dans une interview accordée à la chaîne publique Press TV, Mahmoud Ahmadinejad a au contraire estimé que ce rapport de l’AIEA confirmait le caractère pacifique du nucléaire iranien.

L’Iran a coopéré avec l’AIEA "en toute transparence", a affirmé le président iranien.

"AUCUN ASPECT NEGATIF"

Téhéran, accusé par les pays occidentaux de chercher à fabriquer l’arme atomique, assure que son programme de développement du nucléaire ne vise qu’à la production d’électricité.

"Le rapport ne contenait aucun aspect négatif sur le programme nucléaire iranien à l’exception des soi-disant études présumées (d’armement) qui n’ont aucun fondement légal", a ajouté la chaîne de télévision citant le chef de l’Etat.

L’AIEA réclame de l’Iran des éclaircissements sur des informations d’agences de renseignement, notamment américaines, soulignant une possible convergence entre ses projets d’enrichissement de l’uranium et ses essais d’explosifs et de missiles balistiques.

La République islamique rejette ces allégations mais l’AIEA estime que Téhéran doit fournir des preuves à l’appui de ses démentis en permettant aux inspecteurs de l’agence d’avoir accès à des sites et documents sensibles et de s’entretenir avec les responsables concernés.

Mais Mahmoud Ahmadinejad a estimé que l’AIEA n’était pas mandatée pour étudier des rapports des services de renseignement américains. "Le gouvernement des Etats-Unis a avancé des affirmations qui vont au-delà du champ de compétences et des missions de l’AIEA", a-t-il dit.

"Nous ne nous soumettrons jamais à des demandes excessives", a-t-il encore souligné en conférence de presse.

Dans son interview à Press TV, Mahmoud Ahmadinejad a par ailleurs minimisé la possibilité d’une attaque israélienne contre l’Iran, jugeant l’Etat hébreu en "position de faiblesse pour lancer des attaques contre tout autre pays".

A Paris, en marge d’un forum UE-Asie centrale, le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, a déclaré que "tout le monde", y compris les Russes et les Chinois, était préoccupé par le dernier rapport de l’AIEA.

"Le rapport n’est pas bon pour l’Iran. On aura à New York a l’occasion de l’Assemblée générale probablement des réunions pour analyser la situation." La 63e session annuelle de l’Assemblée générale de l’Onu a débuté mardi à New York.

Avec Zahra Hosseinian, et François Murphy à Paris, version française Jean-Stéphane Brosse


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