jeudi 19 octobre 2017

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Plus d’hélicoptères, des drones : la France envoie des moyens supplémentaires en Afghanistan

AFP

lundi 22 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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La France a "tiré les enseignements" de l’embuscade meurtrière du 18 août en Afghanistan, décidant l’envoi de "moyens militaires" supplémentaires, a solennellement annoncé lundi le Premier ministre, François Fillon, à la tribune de l’Assemblée.

"Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones (avions sans pilote, ndlr), des moyens d’écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d’hommes", a annoncé le Premier ministre.

Ces moyens essentiellement matériels et tournés vers le renseignement "seront sur place dans quelques semaines", a précisé M. Fillon.

La presse française et internationale, mais aussi certains soldats ou leurs familles, ont pointé à plusieurs reprises ces dernières semaines des déficiences dans l’équipement individuel et collectif des troupes engagées en Afghanistan.

La polémique a rebondi ce week-end avec un article du journal canadien Globe and Mail, citant un document de l’Otan selon lequel elles avaient manqué de munitions et de moyens de transmission, le 18 août.

Concernant les nouveaux moyens, on parle, de source proche du dossier, "d’au moins un Caracal et de deux hélicoptères légers de reconnaissance", le président Nicolas Sarkozy, chef des armées, devant rendre rapidement ses arbitrages sur leur nombre précis.

"Le but n’est pas d’accroître le volume de combattants mais de donner aux forces françaises un environnement qui les mette à l’abri de surprises stratégiques comme celle survenue à Uzbeen", où sont tombés les dix soldats.

Ainsi, hormis la centaine de soldats qui serviront hélicoptères et autres drones, la France n’entend déployer ni renforts humains supplémentaires ni forces spéciales constituées, des moyens réclamés sans relâche aux alliés par l’Otan et les Etats-Unis.

Les derniers renforts significatifs avaient été dépêchés cet été, avec 700 hommes déployés dans l’est de l’Afghanistan où ils ont relevé des soldats américains. Ils ont porté à quelque 3.300 le nombre de soldats français sur le théâtre d’opérations afghan, dont 2.600 en Afghanistan même.

Une autre source proche du dossier précise que les nouveaux moyens déployés par la France en Afghanistan seront destinés de manière "préférentielle" au commandement régional de Kaboul (Regional Command Capital, RCC), l’une des cinq zones tracées par l’Otan en Afghanistan.

De nouveau commandée par un Français, le général Michel Stollsteiner, depuis août, la zone de Kaboul réunit la majorité des soldats français déployés en Afghanistan, dont ceux agissant dans la région d’Uzbeen.

Une semaine après l’embuscade, le général Stollsteiner avait concédé : "Nous avons péché par excès de confiance".

Il ne s’agit pas "de combler des insuffisances mais de s’adapter à une nouvelle donne, une première en Afghanistan où l’Otan n’avait jamais connu de combats menés par les talibans avec un tel niveau de sophistication et de précision" que le 18 août, assurait-on cependant lundi.


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