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La liste des moyens supplémentaires arrêtée

Nouvelobs.com

mardi 23 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Trois hélicoptères, deux mortiers, une demi-douzaine de drones figurent sur cette liste, arrêtée définitivement après le vote des parlementaires sur la prolongation de la mission des forces françaises.

La liste des moyens militaires supplémentaires à utiliser en Afghanistan a été définitivement arrêtée, lundi soir 22 septembre, après le vote des parlementaires sur la prolongation de la mission des forces françaises, a-t-on appris auprès de l’état-major des armées.

Un hélicoptère Caracal, deux hélicoptères d’attaque Gazelle, deux mortiers de 120 mm, une demi-douzaine de drones avec leur lanceur ainsi que des moyens d’écoute fixes et mobiles figurent sur cette liste, a précisé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l’état-major.

"Ces moyens complémentaires souhaités par l’état-major des armées ont été confirmés lundi soir par le ministre de la Défense à la suite du vote du parlement", a-t-on indiqué dans l’entourage du ministre Hervé Morin.

Tirer ainsi "les enseignements" de l’embuscade

La France a déjà envoyé deux hélicoptères Caracal en Afghanistan. Récents, ces appareils puissants et sophistiqués sont habituellement utilisés pour le transport de troupes, les opérations des forces spéciales et les évacuations sanitaires. Jusqu’à présent, les éléments français ne disposaient en revanche d’aucun drone. Ceux qui seront déployés en Afghanistan sont de type SDTI (pour Système de drone tactique intérimaire), a précisé le commandant Prazuck.

Ces avions sans pilote sont susceptibles d’assurer des missions d’observation, de surveillance et de réglage de tir d’artillerie, de jour comme de nuit. Quant aux Gazelle, elles seront équipées pour l’observation et dotées de systèmes de vision nocturne.

Le Premier ministre, François Fillon, avait annoncé le déploiement sur le terrain, d’ici à "quelques semaines", de "moyens militaires" supplémentaires, s’exprimant dans l’après-midi à la tribune de l’Assemblée nationale.

"Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d’écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d’hommes", avait annoncé le Premier ministre sans plus de précisions. La France, avait-il ajouté, a tiré ainsi "les enseignements" de l’embuscade du 18 août dans laquelle dix soldats français avaient été tués en Afghanistan et 21 autres blessés.

L’UMP "se réjouit" du vote

L’UMP s’est, pour sa part, "réjouit" du vote de l’Assemblée nationale lundi en faveur de la poursuite de l’intervention militaire française en Afghanistan et a dénoncé "l’irresponsabilité de la gauche" qui a voté contre.

"Par ce vote, l’Assemblée Nationale a approuvé, par une large majorité, la continuité de la lutte contre le terrorisme et les Talibans", s’est félicité le secrétaire général Patrick Devedjian dans un communiqué.

Selon lui, "ce vote montre aussi clairement l’irresponsabilité de la gauche, incapable d’assumer les conséquences d’une décision qu’elle a prise elle-même".

"Le vote de l’Assemblée Nationale est d’autant plus responsable qu’il ne faut pas oublier que la France préside l’Union Européenne, qu’elle est membre permanent du Conseil de sécurité et qu’elle participe à une coalition de 55 pays engagés dans la lutte contre le terrorisme", a-t-il ajouté.

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