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Les attaques massives par déni de service, 2ème menace extérieure contre la France

Jean Claude Streicher, Réseaux & Télécoms

mardi 23 septembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale a identifié les attaques massives par Déni de service comme étant la deuxième menace extérieure contre la France. De nouveaux dispositifs de sécurisation seront donc mis en place rapidement.

Comme aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, le livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale a pris en compte en France les risques d’attaques majeures par DOS (Déni de service), d’origine étatique ou non, contre les réseaux et les systèmes d’information vitaux du pays : téléphonie mobile, hôpitaux, transports, énergie, alimentation... « Nous les classons désormais en deuxième position, affirme Patrick Pailloux, directeur central de la Sécurité des systèmes d’information au SGDN (Service général de la défense nationale). Il s’est exprimé le 17 septembre lors du forum Eurosec 2008, organisé par Devoteam.

Loin d’être des fantasmes, ces attaques se vérifient lors d’épreuves de force régionales récentes (Estonie, Géorgie...). « D’autant que ces attaques ne sont pas difficiles à orchestrer et présentent bien moins de risques politiques qu’une attaque nucléaire, poursuit Patrick Pailloux.

Une Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information va donc être mise en place, à partir de la DCSSI, pour le début de 2009. Afin de diffuser les bonnes pratiques, cette agence aura des référents dans chaque Zone de défense et s’adossera à une Agence européenne de la sécurisation des réseaux.

Déjà, un portail de la sécurité informatique (http://www.securite-informatique.gouv.fr) a été ouvert par le SGDN. « Nous devons également renforcer notre capacité à détecter les attaques, et celles préparant des attaques ultérieures, complète Patrick Pailloux. Et surtout, la France ne s’interdit plus, comme d’autres Etats, de se doter de capacités à lancer elle-même des attaques informatiques rapides et ciblées hors de ses frontières.


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