mercredi 13 décembre 2017

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Le patriotisme économique européen de Michèle Alliot-Marie

Arnaud de La Grange, le Figaro

mardi 11 octobre 2005, sélectionné par Spyworld

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Pas de « nouvelle ligne Maginot ». Michèle Alliot-Marie a mis en garde hier contre tout « protectionnisme » ou « nationalisme étroit » en matière économique. Pas de repli sur soi, donc, mais « pas de naïveté » non plus. « Tous les pays, y compris ceux qui se réclament le plus du libéralisme, se protègent contre les intrusions étrangères », a fait remarquer le ministre, et « la Défense, peut-être plus que tout autre secteur, est au coeur de cette problématique ».

Dans le cadre d’un colloque organisé par le député Bernard Carayon sur le thème « Investissements étrangers et sécurité nationale », Michèle Alliot-Marie s’est félicitée que « les enjeux de l’indépendance stratégique fassent l’objet d’une prise de conscience nouvelle en France ». En citant trois domaines clés qui doivent être protégés : « Les avions de combat, les technologies spatiales et les communications sécurisées. » La France prépare un décret listant les « secteurs sensibles » qui seront soumis à autorisation, lors d’un projet de rachat par des capitaux étrangers.

Le patriotisme économique de MAM est à géométrie européenne. Elle a encore plaidé hier pour une industrie européenne de défense forte. « Ce message, je l’adresse aussi à nos amis américains, a-t-elle dit, notre intention n’est pas d’élever des murailles autour de l’Europe. Pour autant, nous tenons à rester maître de notre destin et pouvoir demander un traitement égal au plan commercial et industriel. » La marge de progression est grande. L’Europe importe 30% de ses équipements de défense aux États-Unis, contre à peine 1% dans le sens inverse.


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