dimanche 17 décembre 2017

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Moscou prêt à négocier avec Prague et Varsovie la présence de ses observateurs dans les bases ABM (MID)

RIA Novosti

jeudi 2 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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La Russie est prête à négocier avec la Pologne et la République tchèque la présence d’observateurs russes dans les bases faisant partie du bouclier antimissile américain, mais elle refuse d’autoriser ces pays à visiter ses ouvrages stratégiques, indique un commentaire du Ministère russe des Affaires étrangères (MID).

Il y a quelques jours, la Pologne et la République tchèque se sont opposées à la présence permanente russe dans les bases ABM que les Etats-Unis envisagent de déployer sur le territoire de ces pays. Cependant, elles ont souligné que des spécialistes russes n’y seraient admis que sur une base réciproque.

Selon la diplomatie russe, cette exigence de réciprocité consiste à "autoriser des officiers polonais et tchèques à visiter les pas de tir russes" ou "les bases militaires de Kaliningrad" qui "pourraient être utilisées pour viser les sites de la troisième zone de positionnement en Pologne et en République tchèque".

"Non seulement des bases ABM américaines (qui auront pour cible les missiles balistiques intercontinentaux russes) seront installées près de nos frontières, mais nous devrons encore ouvrir nos ouvrages stratégiques aux alliés des Etats-Unis : la Pologne et la République tchèque. Cela manque totalement de logique", lit-on dans le commentaire du MID.

Le document rappelle que "l’idée d’autoriser la présence d’observateurs russes dans les bases ABM en Pologne et en République tchèque a été formulée par le ministre américain de la Défense Robert Gates. Le but de cette présence est de montrer à la Russie que la troisième zone de positionnement du système mondial américain de défense antimissile n’est pas dirigée contre les arsenaux russes de dissuasion nucléaire".

Washington a signé avec Prague et Varsovie des accords sur le déploiement d’éléments de son système ABM en Europe de l’Est : des missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque. La Russie s’y oppose, considérant l’implantation d’armes balistiques américaines près de ses frontières comme une menace à sa sécurité nationale.


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