lundi 16 octobre 2017

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La Syrie exclut d’ouvrir à l’AIEA des sites militaires sensibles

Reuters

vendredi 3 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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La Syrie écarte la possibilité d’ouvrir ses sites militaires à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en invoquant des questions de sécurité nationale.

Selon des sources diplomatiques, l’AIEA a demandé à Damas de pouvoir accéder à plusieurs installations sensibles dans le cadre de son enquête ouverte en mai dernier sur un éventuel programme nucléaire militaire clandestin.

Les services de renseignement américains affirment que la Syrie avait pratiquement achevé la construction d’un réacteur secret produisant du plutonium avant que l’armée israélienne ne le détruise il y a un an. Damas assure que le site visé était une installation militaire abandonnée.

L’AIEA a indiqué la semaine dernière que les premières analyses d’échantillons prélevés sur le site lors d’une visite autorisée par Damas en juin dernier n’étayaient pas les accusations américaines.

Le directeur de l’AIEA, Mohamed ElBaradeï, a jusqu’ici crédité la Syrie d’une bonne coopération mais continue de réclamer de Damas le "maximum de transparence" et de fournir toutes les informations nécessaires à l’agence pour qu’elle parvienne à ses conclusions.

D’après des diplomates proches de l’AIEA, la Syrie a ignoré des demandes d’accès à trois installations militaires qui seraient liées au réacteur présumé.

Ibrahim Othman, directeur de la commission syrienne de l’énergie atomique, a déclaré vendredi devant l’assemblée annuelle de l’agence que son gouvernement coopérait pleinement avec l’AIEA mais que cette coopération ne pouvait se faire au détriment de la sécurité du pays.

"Nous regrettons les déclarations de certains pays nous demandant de faire preuve de davantage de transparence. Je voudrais rappeler ici ce que (ElBaradeï) a déclaré, à savoir que la Syrie a coopéré et respecté la mise en oeuvre des mesures arrêtées avec l’agence", a-t-il ajouté.

Othman a également demandé aux 145 pays membres de soutenir la candidature de la Syrie à un siège au conseil des gouverneurs, l’organe de décision de l’AIEA qui compte 35 membres. Les Occidentaux s’opposent à cette mesure tant que Damas fait l’objet d’une enquête.

La Syrie est en concurrence avec l’Afghanistan, soutenu par les Etats-Unis, pour ce siège attribué pour deux années au représentant d’un pays du groupe Moyen-Orient-Asie du Sud.

Le groupe MESA n’est pas parvenu, fait rare, à un consensus sur un candidat et l’assemblée générale devrait se prononcer par vote dans la journée. Les diplomates occidentaux assurent qu’une majorité se dégagera en faveur de l’Afghanistan.

Mark Heinrich, version française Jean-Stéphane Brosse


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