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Le programme Sica (système d’information et de commandement des armées)

DGA, Ministère de la Défense

mardi 11 octobre 2005, sélectionné par Spyworld

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Les yeux et les oreilles du chef d’état-major

Sica est le système d’information et de commandement des armées. Il permet au chef d’état-major des armées d’anticiper, de planifier et de conduire l’action militaire française pour toute intervention interarmées. C’est la composante de plus haut niveau du système de forces C3R (commandement, conduite, communications et renseignement). Il équipe toutes les unités interarmées contribuant à la gestion des crises, tant en France métropolitaine (état-major des armées, centre opérationnel interarmées, direction du renseignement militaire, commandement des opérations spéciales, état-major interarmées de planification) que sur les sites de forces prépositionnées et sur les théâtres d’opérations extérieures. Sica sera un élément clé de la capacité de la France à agir en tant que nation-cadre pour les opérations extérieures à partir de 2004.

Le savoir-faire de la DGA est d’organiser de façon pertinente et pérenne l’adéquation entre, d’une part, les contraintes et les métiers opérationnels et, d’autre part, les choix technologiques, support efficace au programme Sica. Cette capacité de construction de solutions intégrant tous ces paramètres est la marque du savoir-faire de la DGA, trait d’union entre besoins militaires et solutions technologiques.

La colonne vertébrale des systèmes d’information et de commandement des armées

Conçu selon une logique de sous-systèmes souples et adaptatifs, il connaît, depuis 1996, une montée en puissance et une adaptation permanente aux nouveaux éléments de contexte opérationnel.

Pour optimiser l’emploi des forces interarmées, il prend en compte la continuité d’action paix/crise/guerre et l’intervention conjointe de l’ensemble des composantes de forces (terre, air, mer). Il valorise aussi l’investissement important consenti par la France dans le domaine du renseignement.

Outil de souveraineté pour optimiser l’emploi des forces interarmées

- Exploiter des progiciels très répandus dans les entreprises (par exemple l’environnement Lotus Notes ou encore les bases de données Oracle)

- optimiser le travail en équipe : tirer le meilleur parti des compétences opérationnelles en accompagnant l’évolution des structures de commandement dans un sens toujours plus efficace et adapté à la nouvelle donne géopolitique

- assurer la liaison entre commandement en France métropolitaine et théâtres d’intervention pour permettre des prises de décisions plus efficaces et plus rapides en fonction de contextes toujours plus complexes

l’architecture technique :

- moyens de télécommunication mis en service par les programmes d’armement correspondants (Socrate et Syracuse essentiellement)

- mise en œuvre de propres solutions de sécurité pour garantir l’intégrité des données et son inviolabilité

- s’appuyer, à terme, sur les solutions génériques du ministère de la Défense ainsi que sur la messagerie Muse

- pleine intégration dans le dispositif de circulation et de traitement de l’information protégée au sein du ministère de la Défense

- capacités d’interaction avec les systèmes des pays alliés (en particulier le système britannique JOCS et le système du commandement intégré de l’OTAN ACE-ACCIS), par exemple, liaison permanente avec le système allemand de niveau équivalent Rubin, et de nombreux exercices opérationnels

- mettre en œuvre des principaux standards pour assurer les capacités d’échange avec les pays alliés pour les interventions conjointes

- un savoir-faire acquis qui permet de proposer Sica à l’export, après adaptation aux spécificités du pays destinataire.

L’organisation du programme

Actuellement, mené selon la logique de développement appelée Palp (programme d’armement à logiciel prépondérant) qui prévoit un développement progressif en versions successives, Sica se décline en deux générations baptisées G0 et G1. Le lancement d’ici à 2005 de la réalisation de la prochaine étape, Sica G2 est en préparation.

Réalisation de SICA G0

Maîtres d’œuvre

- Thales
- EADS
- GIE Eurocis, par ailleurs maître d’œuvre de SICA G1

Réalisation de Sica G1

Maîtres d’œuvre : GIE Eurocis composé des sociétés Sema, EADS et Steria

Equipe de programme intégrée d’une quarantaine de personnes permanentes

DGA

Le service des programmes d’observation, de télécommunications et d’information (Spoti) de la DGA met en place des spécialistes techniques et fonctionnels de toutes les spécialités requises : systèmes d’information opérationnels, qualité, MCO (maintien en condition opérationnelle), acheteurs-négociateurs, management, finances, sous la responsabilité du directeur de programme, également manager pour les systèmes d’information interarmées.

Le centre d’électronique de l’armement à Bruz, le centre technique d’Arcueil, l’établissement technique d’Angers apportent leur expertise.

Le service de la qualité mène une action de surveillance industrielle auprès du maître d’œuvre Sica G1.

Etat-major des armées

L’état-major des armées, au sein de la division télécommunications, systèmes d’information et de commandement (TSIC) nomme un officier de programme, homologue du directeur de programme pour les aspects opérationnels ; il est assisté notamment d’officiers de programme adjoints nommés au sein de la direction du renseignement militaire.

L’équipe de marque du programme est constituée au sein du centre de soutien informatique des armées (CSIA Taverny).

Une équipe d’administration des données est identifiée au sein du centre interarmées d’administration de l’interopérabilité opérationnelle (Ciadios Issy-les-Moulineaux).

Les chiffres clés

Développement et maintien en condition opérationnelle : environ 30 M€ par an.

Réalisation des générations G0 et G1 : 150 M€.

Pour 2002

Nombre d’utilisateurs : plus de 2000 personnes

Nombre de sites :

- une quinzaine hors de France métropolitaine

- une dizaine de sites permanents nationaux

Nombre d’exercices par an : deux à dix selon les années dans des contextes variés (exercices nationaux ou multinationaux de scénarios très divers)

Les emplois du programme

Le programme Sica mobilise de nombreuses personnes au sein du ministère de la Défense comme chez les maîtres d’œuvre industriels : au sein de la DGA, au Spoti et dans les centres d’expertise, plus de cinquante personnes contribuent à la conduite du programme ; au sein de l’état-major des armées et des organismes subordonnés, plus d’une centaine de personnes participent à la conduite du programme et au soutien des systèmes déployés - les utilisateurs, quant à eux, se montant à plus de 2 000. Enfin, les différents maîtres d’œuvre industriels mobilisent globalement une centaine de personnes pour le développement et le maintien en condition opérationnelle des systèmes.

Calendrier

2005 : Sica doit permettre à la France de disposer des moyens de commandement complets nécessaires pour tenir le rôle de nation-cadre dans une opération multinationale.

A partir de 2004 : Lancement de Sica G2, en complétant, approfondissant et perfectionnant les services déjà apportés par SICA G0 et G1.

2001-2005 : Approfondissement du contenu de Sica G1 ; mise en service progressive car l’arrivée des applications modifie de façon assez profonde les modes de fonctionnement.

2001 : Disponibilité de nombreuses applications Sica G1, permettant de couvrir une large partie du spectre d’activités des organismes engagés dans la conduite des opérations.

1998 : Lancement de Sica G1.

1995 : Lancement du programme Sica G0.

1992-1995 : Création des organismes interarmées que dote aujourd’hui Sica.

La définition du concept d’emploi et du contour de Sica est directement issue des retours d’expérience de la guerre du Golfe.


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