mercredi 18 octobre 2017

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Les personnels civils de la Défense dénoncent la nouvelle carte militaire

AP

samedi 11 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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Plusieurs milliers de personnes (3.100, selon la police, de 7.000 à 10.000, selon les syndicats) ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer la fermeture prévue de 83 sites militaires en France et les préconisations du Livre blanc de la Défense, avec pour conséquence des milliers de suppressions d’emplois.

"Pour la défense de l’emploi. Pour l’emploi à la Défense", pouvait-on lire sur la banderole de tête de cette manifestation nationale à l’appel unitaire de six syndicats (CGT, FO, CFTC, CFDT, CGC et UNSA).

Partis vers 14h de la place de la République, les personnels civils de la Défense venus de toute la France ont défilé jusqu’à la place de l’Opéra, dans le vacarme des pétards, des sifflets et des cornes de brume.

"Non au limogeage des personnels de Limoges", "Angers : 420 emplois en danger", "Maintien des activités", ou encore "Quel avenir pour la Défense ? Non à la liquidation de nos établissements", pouvait-on lire un peu partout dans le cortège.

Venu de Metz, Jean-Jacques Jung, adjoint administratif, défilait avec une pancarte : "Non aux mutations obligatoires à Paris".

"La mairie de Metz a évalué à 14.000, en comptant les conjoints, le nombre d’habitants qui va quitter l’agglomération. C’est directement lié aux fermetures programmées", a-t-il déclaré à l’Associated Press.

Le 24 juillet dernier, le gouvernement a annoncé la fermeture de 83 sites militaires, dont 11 dès 2009, le quart Nord-Est de la France subissant de véritables coupes claires, selon la nouvelle carte militaire.

Au total, l’armée de Terre va perdre 20 régiments et bataillons, l’armée de l’Air 11 bases aériennes et la Marine une base aéronavale. Trente-trois sites seront par ailleurs transférés, parfois pour venir compenser la perte d’un régiment.

Le Livre blanc de la Défense approuvé le 17 juin par le chef de l’Etat prévoit la suppression de 54.000 postes civils ou militaires d’ici six ou sept ans.

"Pour citer quelques cas concrets, on va perdre 2.200 postes dans les Yvelines, 600 dans l’Essonne, 6.000 en Moselle, directement liés à la fermeture de régiments. Dans 25 départements, il va y avoir plus de 1.000 suppressions d’emplois civils et militaires", a déclaré à l’Associated Press Yannick Malenfant, secrétaire général de la fédération CGT des personnels de la Défense.

"Pour donner un ordre de grandeur, en Moselle, à Bitche, sur 5.000 habitants, il y en a la moitié qui dépendent directement des activités militaires", a-t-il précisé.

Dans un tract commun distribué au cours du défilé, les six organisations syndicales dénoncent "la mise à sac de nombreuses économies locales, certains régiments constituant le poumon économique de beaucoup de villes".


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