dimanche 22 octobre 2017

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"Non à Edvige" appelle à se méfier de tous les fichiers

Nouvelobs.com

mardi 14 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le collectif rappelle l’existence du ficher Stic (système de traitement des infractions constatées par la police nationale) dont 25% des données seraient fausses, et du fichier Fnaeg (fichier national automatisé des empreintes génétiques), qui répertorie les personnes condamnées ou non.

Le collectif "Non à Edvige" appelle mardi 14 octobre à s’interroger sur les menaces que représentent tous les fichiers informatisés, lors d’une conférence de presse à Paris. "Il y a beaucoup de choses à dire sur les fichiers en général comme sur le Stic (système de traitement des infractions constatées par la police nationale, ndlr), dont on nous dit que 25% des données sont totalement fausses", a déclaré Philippe Castel, représentant la FSU, première fédération de l’éducation, dans ce collectif.

"Le Fnaeg (fichier national automatisé des empreintes génétiques) est un fichier monstrueux recensant des personnes poursuivies ou non, condamnées ou non", a aussi dénoncé Hélène Franco, du Syndicat de la magistrature (SM).

Manifestation de la Sainte-Edwige

Le collectif, qui regroupe aussi la Ligue des droits de l’Homme (LDH), la CGT, la CFDT ou encore AIDES, appelle à manifester dans tout le pays jeudi, jour de la Sainte-Edwige, contre le décret instituant le fichier policier Edvige.

Il estime que dans la nouvelle mouture transmise à la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), "l’essentiel est resté". Car l’inscription, dès 13 ans, des mineurs susceptibles de troubler l’ordre public est toujours prévue. Toutefois, les données devront être effacées au-delà du 18ème anniversaire. En revanche, si le jeune porte une nouvelle fois atteinte à la sécurité publique entre 16 et 18 ans, les informations pourront être conservées jusqu’à ses 21 ans.

"On est dans l’ère du soupçon", a protesté Marie Jacek, de la CGT. "On considère les gens coupables d’avance", a renchéri Jean-Pierre Dubois, de la LDH. "Comment peut-on parler de droit à l’oubli pour des actes qui n’existent pas ?", s’est interrogée Hélène Franco. Pour jeudi le collectif anticipe "au moins une quarantaine d’initiatives" en régions, généralement des rassemblements devant les préfectures, a-t-il été précisé. A Paris, à partir de 16h30 devant l’Assemblée nationale, les passants seront symboliquement invités à remplir une fiche "pour faciliter le travail de la police", a expliqué Marie Castel, précisant qu’il envisageait d’organiser, après cette journée, des "états généraux des libertés publiques".


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