mardi 12 décembre 2017

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La police française présente son drone Elsa à ses partenaires européennes

AFP

mercredi 15 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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La police nationale a présenté mercredi à ses partenaires européennes, lors d’un colloque à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône), son drone Elsa, en expérimentation depuis février et destiné à être utilisé en cas de violences urbaines.

Cet avion sans pilote, qui pèse 1,2 kg, ressemble à un modèle réduit sommaire en polystyrène blanc, d’une envergure d’1,50 mètre environ, et équipé d’une petite caméra à l’avant.

Il est relié par radio à une mallette à partir de laquelle un policier programme son parcours, et retransmet les images, toujours par radio, vers le poste de commandement, qui peut ainsi voir sur grand écran et en temps réel les personnes circulant de jour comme de nuit dans un quartier, un stade, une zone frontalière, etc.

Le drone peut voler 45 minutes d’affilée, dont 15 minutes pour décoller, atterrir et changer les batteries, jusqu’à 70 km/heure et jusqu’à 500 mètres d’altitude — mais la réglementation le limite à 150 mètres.

Elsa, présenté lors d’un colloque sur les violences urbaines organisé à l’occasion de la présidence française de l’UE, est destiné à être utilisé lors d’émeutes, mais aussi pour toute grande manifestation. Il a également été utilisé dans le cadre d’exercices visant à repérer et arrêter des passeurs et des immigrants clandestins en pleine forêt.

"C’est une aide à la décision, ni plus, ni moins", souligne Olivier Fohanno, chef du centre technique de la Sécurité intérieure. "Il permet d’avoir une vue panoramique de ce qui se passe, par exemple à la sortie d’une salle de concert, pour décider du déploiement des effectifs de police", explique-t-il.

Selon une source proche du dossier, les images filmées par Elsa ne peuvent pas, pour le moment et pour quelques années encore, être utilisées dans un cadre judiciaire : peu stables, floues, elles ne permettent pas d’identifier les personnes filmées, d’ailleurs "l’engin n’a pas été conçu pour cela".

D’un coût de 35.000 euros environ pour l’ensemble du système, il a été conçu et fabriqué par un consortium de PME françaises après un appel d’offre européen.


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