dimanche 22 octobre 2017

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Les banquiers français repassés de 7 millions d’Euros

Marc Olanie, Réseaux & Télécoms

jeudi 13 octobre 2005, sélectionné par Spyworld

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Superbe opération de social engineering conduite par un certain Gilbert C., en cavale actuellement : L’escroc se faisait passer pour un fonctionnaire de la DGSE (renseignements militaires, ex Sdèke), demandait des fonds aux banquiers parisiens dans le but de « lutter contre le terrorisme ». Comme l’évocation de ce simple mot suffit, ces derniers temps, à justifier les plus incroyables lois et flicages, il est tout naturel que quelques ronds de cuir soient tombés dans le panneau. Des Dernières Nouvelles d’Alsace à Libé, en passant par nos confrères marocains d’ Aujourd’hui ou britanniques du Times Online, tous décrivent les agissements d’un véritable maître de l’intoxication, digne héritier de Franck Abagnale. A tel point que le message que les autorités ont tenté de faire passer auprès de nos confrères tient en ces mots : cet homme « digne des plus grands escrocs », « risque de devenir un « héros » s’il n’est pas interpellé rapidement ».

Il serait peut-être un peu plus intéressant d’oublier cet Arsène Lupin moderne pour se pencher sur le respect des bonnes pratiques et sur la sensibilisation effective des cadres dirigeants des banques en France. Car, si l’on en croît nos confrères de la presse quotidienne, l’escroc serait, à plusieurs reprises, parvenu à détourner des sommes dépassant le million d’Euros, parfois même en liquide et dans des lieux farfelus. Or, ce genre de pouvoir discrétionnaire sur les fonds gérés n’est pas à la portée du premier caissier venu. Ajoutons qu’en outre les mécanismes de contrôle financier laissent peu de place à des opérations comptables occultes de ce type, si ce n’est dans la colonne « caisse noire » ou « fonds secrets », celles précisément qui échappent aux mécanismes de contrôle et de sécurité les plus élémentaires, celles bien entendu qui ne peuvent qu’attirer les escrocs les plus audacieux. On comprend également mieux, dans ces conditions, que lorsqu’il vient se plaindre d’une attaque en phishing ou d’un détournement de 200 Euros, le client soit traité avec une certaine incompréhension... nous n’avons pas le même sens des valeurs.


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