dimanche 22 octobre 2017

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Exportations d’armements : le rebond se confirme

Alain Ruello, les Echos

jeudi 23 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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Les industriels de l’armement retrouvent le sourire. Après 5,7 milliards d’euros de prises de commandes à l’exportation en 2007, l’objectif des 6 milliards cette année devrait être atteint, a confirmé le ministère de la Défense. Ce qui constituerait le meilleur résultat depuis les 8 milliards de 2000, souligne le rapport sur la question remis hier au Parlement. A terme, Paris espère porter les exportations au même niveau que les ventes en France, soit environ 10 milliards par an.

Pour cela, le gouvernement n’a pas ménagé ses efforts, dans la foulée du rapport parlementaire du député Yves Fromion de 2006 : réforme de la politique étatique de soutien, mise en conformité européenne de la liste de matériels soumis à agrément préalable, création d’une commission interministérielle d’appui aux grands contrats, actions ciblées pour les PME et, surtout, présence politique. Hervé Morin martèle que cela ne le gêne pas d’être le « VRP de l’armement français ». « On peut penser que les mauvais résultats d’une année comme 2004 - 3,4 milliards d’euros - sont derrière nous », a récemment déclaré Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement, devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale.

Les industriels français, qui occupent la quatrième place mondiale avec 6 % du marché derrière les Etats-Unis (54 %), le Royaume-Uni (13 %), et la Russie (9,5 %) - Israël est juste derrière -, ont donc grand espoir de rattraper une partie du terrain perdu ces dernières années. D’autant plus que d’importantes campagnes commerciales sont bien engagées. Au Brésil d’abord, avec la conclusion attendue en fin d’année d’un contrat de plus de 1 milliard d’euros portant sur 60 hélicoptères de transport. DCNS est bien parti également pour y placer cinq sous-marins. Toujours dans le naval, le résultat des cogitations grecques pour l’achat de frégates est attendu mi-novembre, avec une forte concurrence. En Arabie saoudite, la France bénéficie d’un ancrage historique, et les chances de placer des frégates multi-missions sont réelles. Prospects pour le Rafale

Mais la principale affaire concerne évidemment le Rafale. Jamais exporté à ce jour, l’avion de combat de Dassault Aviation intéresse plusieurs « prospects majeurs », selon Laurent Collet-Billon. Le plus avancé ? La Libye. Elle pourrait en acheter plus d’une quinzaine. La signature d’un contrat d’ici à la fin de l’année n’est pas exclue. La période de négociation exclusive de six mois concédée par le colonel Kadhafi lors de sa visite à Paris fin 2007 a d’ailleurs été prolongée d’autant. On évoque également la modernisation de 25 Mirage F1 pour 500 millions, et des systèmes de défense antiaérienne pour 700 millions. L’autre prospect « officiel » du Rafale, ce sont les Emirats arabes unis, qui ont engagé des négociations pour remplacer leurs 63 Mirage 2000 dernier cri par autant d’appareils de nouvelle génération.


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