dimanche 22 octobre 2017

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Combats en Afghanistan : Morin minimise l’abandon des deux missiles par les soldats français

AFP

vendredi 24 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense Hervé Morin a minimisé vendredi à Annecy les conséquences de l’abandon par des soldats français de deux missiles antichar Milan lors de combats avec des insurgés le 17 octobre en Afghanistan.

"Ce n’est pas la première fois que des unité d’autres pays perdent des éléments semblables. Il nous arrive de retrouver des missiles Milan appartenant à l’autres pays", a expliqué M. Morin.

"Il peut arriver qu’on se préoccupe de la vie de l’homme et que, dans l’urgence, on ne peut embarquer des éléments lourds. Là, il s’agit de missiles filoguidés qui sont compliqués d’usage et on ne peut pas s’en servir comme ça, sans une formation spéciale", a-t-il poursuivi.

"Les camarades du tireur se sont d’abord préoccupés du copain blessé. C’était une embuscade dans une vallée étroite, avec des talibans en nombre. L’essentiel, c’est que tout le monde soit en vie", a conclu le ministre.

M. Morin assistait à une démonstration de tirs de combat du 27e bataillon de chasseurs alpins (BCA) d’Annecy, dont trois compagnies, soit 560 hommes, doivent partir pour l’Afghanistan dans la deuxième quinzaine de novembre.

Le 17 octobre, des soldats français avaient dû abandonner sur le terrain deux missiles antichar Milan lors de combats avec des insurgés afghans à l’est de Kaboul.

L’accrochage s’était produit dans la province de Kapisa, où avait eu lieu l’embuscade qui a tué dix soldats français près de Kaboul le 18 août.

Une unité française avait été "cernée par des tireurs (et) il fallait faire reculer ce groupe", et "un poste de tir et deux missiles n’ont pas pu être récupérés" lors du désengagement des militaires français, a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major des armées à Paris, interrogé par les deux chaînes LCI et TF1.

Le porte-parole a reconnu que de tels missiles pouvaient "être efficaces" tout en soulignant que "pour autant ce n’est pas une arme très facile d’emploi".

"C’est une arme particulière dont la mise en oeuvre nécessite une formation particulière et un entraînement particulier, donc ça nous laisse penser que ce sera pas si facile que ça de s’en servir avec efficacité", a déclaré de son côté le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole des forces françaises en Afghanistan, interrogé par TF1.


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