lundi 16 octobre 2017

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Biométrie : l’Imprimerie nationale choisit Gemalto pour insérer les données personnelles

Matthieu Dailly, NetEco.com

vendredi 24 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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Passeports : suite des opérations. Après Atos Origin et Sagem Sécurité (Groupe Safran), c’est au tour de Gemalto, un acteur majeur du marché des cartes à puces et solutions de sécurité, d’être impliqué dans la mise en place des nouveaux passeports biométriques français. La société annonce avoir été retenue par l’Imprimerie Nationale pour les personnaliser. La solution Coesys Issuance de Gemalto, va servir à incorporer les données dans le passeport et à générer les clés de sécurité dans les locaux de l’Imprimerie Nationale. La protection des droits d’accès à la lecture de ces données sera assurée par un mécanisme EAC (contrôle d’accès étendu).

Sous l’impulsion des Etats-Unis, l’Union européenne avait adopté en 2004 un règlement afin de déployé ces passeports dans les 27 États membres avant le mois de juin 2009. L’échéance approche, les relevés vont donc commencer. Déjà cinq départements tests (Nord, Oise, Aube, Gironde, Loire-Atlantique) devraient, sous peu, accueillir les premières machines qui produiront et enregistreront photos et empreintes digitales numérisées. Leur entretien devrait être assuré grâce à une indemnité unitaire annuelle de 3.250 euros, accordée par le ministère de l’Intérieur. L’Imprimerie Nationale devrait progressivement renouveler les passeports existants, dont elle émet environ trois millions d’exemplaires par an.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a déjà, pour sa part, exprimé son vif désaccord vis-à-vis de ce dispositif. Une méfiance qu’elle justifie par le risque "important" de perte de données. L’année dernière, de deux disques durs non cryptés contenant les données personnels et coordonnées bancaires de 25 millions de Britanniques avaient été égarés. D’après le groupe français Thalès, qui vient justement de remporter un contrat de 18 millions de livres sterling (23 millions d’euros) pour concevoir le système de fabrication de la nouvelle carte d’identité britannique (biométrique), le marché des documents d’identité devrait croitre annuellement de 15% au cours des cinq prochaines années.


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