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La famille d’un pilote tué dans un crash demande la levée du secret-défense

AFP

dimanche 26 octobre 2008, sélectionné par Spyworld

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La famille d’un pilote de la Patrouille de France (PAF), tué dans le crash de son appareil en 2002 à Salon-de-Provence, demande "la levée du secret-défense" sur l’accident estimant que la mort du pilote résulte d’une défaillance matérielle, a annoncé dimanche leur avocat.

Selon un porte-parole de l’armée de l’air interrogé par l’AFP, "l’armée a toujours joué la totale transparence sur ce malheureux accident et il n’existe pas de document classé secret-défense".

Le 11 avril 2002, l’Alphajet de Daniel Marchand, capitaine chef de patrouille de 29 ans, s’était écrasé dans l’enceinte de la base de la PAF à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) à l’issue d’un vol d’entrainement. Le pilote était mort dans l’appareil après avoir actionné son siège éjectable.

La famille "a demandé jeudi au juge d’instruction saisi à Marseille la levée du secret-défense" et "appelle le chef des armées, Nicolas Sarkozy, à lever tous les obstacles", a expliqué par téléphone à l’AFP Me Olivier Morice, à l’issue d’une conférence de presse à son cabinet avec les parents du pilote.

Selon Me Morice, une information judiciaire pour "homicide involontaire" a été ouverte en avril 2007 à Marseille suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par la famille.

La famille fonde ses interrogations sur une expertise technique de 2004 qui, selon l’avocat, "exclue totalement une faute du pilote et met en évidence des dysfonctionnements au niveau du système +trim+ (ndlr : le compensateur de vol) et du siège éjectable". Destinataire de cette expertise, le parquet avait classé sans suite la première enquête.

Selon Frédéric Solano, le porte-parole de l’armée, l’enquête technique "a souligné le facteur humain comme l’une des causes possibles mais cela ne veut pas dire, et l’armée ne l’a jamais dit, que le pilote est responsable de l’accident".

Elle "n’a pas démontré que telle pièce ou telle autre était responsable", elle "a émis des recommandations techniques et humaines", comme "l’installation d’un enregistreur de vol, le changement des sièges éjectables (prévu en 2009 sur les 90 appareils) et un contrôle plus régulier du +trim+".

"S’il y avait un quelconque risque pour nos pilotes, on n’aurait pas continué à faire voler nos appareils", a-t-il ajouté.

M. Marchand, marié et père d’un enfant de 6 ans à l’époque, comptait 1.700 heures de vol.


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