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Mission réussie pour Ariane-5

AP

vendredi 14 octobre 2005, sélectionné par Spyworld

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Nouveau succès pour Ariane-5. La fusée a placé sur orbite de transfert géostationnaire le satellite militaire français Syracuse 3A et le satellite de télécommunications américain Galaxy-15, au cours de sa troisième mission de l’année 2005 dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le président Jacques Chirac a exprimé "sa grande satisfaction" et "ses très vives félicitations à l’ensemble des personnels" des services ayant joué un rôle dans "ce nouveau succès" qui permet "de renforcer l’Europe spatiale et l’Europe de la défense".

"La pleine maîtrise par la France d’un système de télécommunications militaires constitue un élément fondamental pour assurer l’autonomie d’appréciation, de décision et d’action de notre pays et de l’Union européenne", estime le chef de l’Etat dans un communiqué diffusé vendredi. Il souligne également que "le satellite Syracuse 3A permettra à la France de continuer à remplir un rôle majeur au profit de l’OTAN". "En effet, la France, associée au Royaume-Uni et à l’Italie, avait remporté le dernier appel d’offres pour la fourniture à l’OTAN de capacités de télécommunications par satellites."

Le Premier ministre Dominique de Villepin a salué dans un communiqué le "plein succès" du vol Ariane-5 et le lancement du satellite militaire Syracuse 3A, qui permettra à l’armée de "bénéficier d’un service de télécommunications par satellites plus performant".

Le décollage du lanceur a eu lieu depuis la base de Kourou en Guyane française vendredi à 00h32 heure de Paris (jeudi soir à 19h32 heure locale, 22h32 GMT). Comme prévu, les deux satellites -pour un total de près de six tonnes de masse au décollage- avaient rejoint l’orbite de transfert géostationnaire visée un peu plus de 36 minutes plus tard, peu après 1h du matin vendredi heure de Paris.

C’est une Ariane-5 "générique" qui a été utilisée pour effectuer cette 167e mission d’une Ariane depuis la mise en service du lanceur européen en décembre 1979.

Initialement prévu dans la nuit du 29 au 30 septembre dernier, ce lancement avait été reporté après la découverte d’une anomalie sur un élément de la fusée.

Après ce tir, le satellite Syracuse 3A, passager "principal" de ce vol, doit maintenant être "mis à poste", c’est-à-dire conduit sur son "orbite de travail" définitif, par télécommande par les équipes techniques du Centre national des études spatiales (CNES) de Toulouse, une opération qui devrait prendre douze jours.

Développé dans le cadre du programme de l’OTAN Satcom Post 2000, conduit par la France en coopération avec la Grande-Bretagne et l’Italie, Syracuse 3A doit permettre de constituer un réseau satellitaire destiné à mettre en commun entre alliés les informations recueillies.

Surtout, il doit permettre à la France de renforcer son système militaire de télécommunications, avec un satellite plus puissant qui va multiplier par dix les capacités de transmission, et une protection particulière en cas de brouillage.

De plus ce satellite permettra de communiquer avec de très petites stations "transportées à dos d’homme", selon la Délégation générale pour l’armement (DGA).

Ce satellite -uniquement consacré aux liaisons sonores- viendra notamment compléter le système mis en place avec le lancement d’Hélios IIA le 18 décembre 2004, satellite qui peut balayer l’ensemble de la planète, photographier et cartographier différentes zones avec une résolution très précise et mener ses observations de jour comme de nuit grâce à un système infrarouge détectant les sources de chaleur.

"Tout ça rentre dans la chaîne de maîtrise de l’information. On peut utiliser les performances visuelles d’Hélios, puis transmettre des ordres grâce à Syracuse", selon la DGA.

Galaxy-15, le "passager" civil d’Ariane-5 lors de ce lancement, doit permettre de son côté de diffuser pendant 15 ans des programmes en vidéo numérique, de la télévision haute définition, ou encore de la vidéo "à la demande" sur l’ensemble des Etats-Unis pour le compte de l’opérateur américain PanAmSat.

Concernant Arianespace, deux autres lancements devraient avoir lieu d’ici la fin de l’année pour un total de cinq tirs. Le prochain est prévu le 9 novembre, a annoncé le directeur général d’Arianespace Jean-Yves Le Gall, dans la nuit de jeudi à vendredi en direct de Kourou.


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