dimanche 22 octobre 2017

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Eric Stauffer est-il un ancien espion suisse ?

Tdg.ch

mercredi 5 novembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Avant la politique, le président du MCG aurait travaillé pour l’ex-Département militaire fédéral. Il confirme à demi-mot.

Le président du Mouvement citoyens genevois et député Eric Stauffer aurait-il collaboré dans les années 90 avec la police fédérale et le Département fédéral de la défense en lien avec le laboratoire militaire de Spiez ? A douze mois des élections cantonales, c’est le dernier bruit qui court concernant le vibrionnant député du MCG. Intox ? Mensonge ? Manipulation ? Contactés, le laboratoire et l’Office fédéral de la police se contentent d’un ­laconique « no comment ». A l’époque pourtant, la Suisse, comme d’autres pays s’inquiétaient du développement de trafics de matières dangereuses en provenance de l’ancien bloc de l’Est. Entretien.

Eric Stauffer, êtes-vous un ancien agent des services secrets suisses ?

Non. En revanche, j’ai collaboré avec le Département militaire fédéral, comme on disait au début des années 90. Dans ce cadre, j’ai eu affaire à de nombreuses reprises au ­laboratoire de Spiez qui est spécialisé dans l’étude des menaces et des risques atomiques, biologiques et chimiques en lien avec les armes de destruction massive. A l’époque, les autorités s’inquiétaient de voir la Suisse devenir une plaque tournante du trafic pour les substances radioactives ou toxiques d’origine militaire en provenance d’Union soviétique.

Concrètement, quelles ont été vos activités ?

Ce que j’ai fait à l’époque pour mon pays, je le referais aujourd’hui, j’en suis fier. Mais rétrospectivement, je pense avoir pris des risques inconsidérés.

Précisons. Avez-vous participé à des opérations en Suisse ou à l’étranger ?

No comment.

Dans ce cas, combien de temps a duré votre collaboration avec le Département de la défense ?

Plusieurs années. Mais elle est terminée depuis longtemps. Aujourd’hui, je n’ai plus aucune activité en lien avec le DDPS. Cela a été une période de ma vie intéressante, mais ce n’était pas ma vocation.

Comment a débuté votre collaboration avec les autorités ?

No comment.

Avez-vous eu d’autres occasions de collaborer avec Berne ?

En 2002, j’ai œuvré en vue de l’organisation d’une conférence sur la paix en Suisse entre Israël et la Palestine. A cette occasion, j’ai eu des contacts avec les deux parties et rencontré notamment Soha Arafat (ndlr : veuve de Yasser Arafat) à Paris. Je pense que ce travail a contribué à poser les bases au profit de la conférence pour la paix organisée plus tard par Micheline Calmy-Rey.


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