lundi 23 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > France > Actes de malveillance visant le réseau SNCF : dix interpellations, annonce (...)

Actes de malveillance visant le réseau SNCF : dix interpellations, annonce le ministère l’Intérieur

AP

mardi 11 novembre 2008, sélectionné par Spyworld

logo

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé mardi l’interpellation de dix personnes "appartenant à l’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome" dans le cadre de l’enquête sur les actes de sabotage commis contre des caténaires SNCF ces derniers jours.

"Depuis mon arrivée (place Beauvau, ndlr) j’avais souligné les risques de résurgence violente de l’extrême-gauche radicale", a dit Mme Alliot-Marie au cours d’une conférence de presse. Elle a précisé que les dix personnes interpellées l’avaient été en Corrèze, dans la Meuse, en région parisienne ainsi qu’à Rouen. "Aucun cheminot ne figure parmi les suspects", a souligné la ministre.

Auparavant, Mme Alliot-Marie avait déclaré dans un communiqué que "cette opération réussie, conduite en plusieurs points du territoire, a été rendue possible grâce au travail de renseignement effectué depuis des mois sur cette mouvance par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), et aux investigations conduites sur ce groupe par la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT)", autant de services à qui elle a adressé "ses plus vives félicitations aux services de police et de gendarmerie dont la diligence a permis ces interpellations".

Nicolas Sarkozy a réagi à cette vague d’interpellations en se réjouissant "des progrès rapides et prometteurs obtenus dans le cadre de l’enquête sur les actes de sabotages commis contre de caténaires SNCF". Dans un communiqué publié par l’Elysée, le chef de l’Etat a tenu "à saluer l’efficacité et la mobilisation des forces de police et de gendarmerie dans cette enquête, notamment la Direction Centrale du Renseignement Intérieur et la Sous Direction Anti-Terroriste sous l’autorité de Mme Michèle Alliot-Marie".

Après les six actes de malveillance commis ces dernières semaines contre le réseau ferré de la SNCF dont le dernier date a affecté dimanche un TGV circulant près de Narbonne (Aude), les services antiterroristes de l’Etat ont été chargés de l’enquête. La section antiterroriste du Parquet de Paris devait centraliser l’ensemble des procédures gérées actuellement par les parquets locaux. La Sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie nationale avec le Service technique de recherche et de documentation judiciaire (STRJD) et les sections de recherches locales ont été co-saisis avec la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et sa sous-direction antiterroriste (SDAT).

Policiers et gendarmes sont désormais chargés d’élucider cinq faits de même nature survenus depuis le 26 octobre à Vigny (Moselle) où un fer à béton avait été posé sur la caténaire du TGV est. Le week-end dernier, quatre objets de même nature ont été disposés à des endroits similaires dans l’Oise, l’Yonne, la Seine-et-Marne entraînant des retards sur la ligne TGV Paris-Lille.

Les peines encourues pour ces actes de dégradations de bien public vont de trois à dix ans de prison ferme et jusqu’à 75.000 euros d’amende.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :