vendredi 20 octobre 2017

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Suisse : démission du ministre de la Défense

AFP

jeudi 13 novembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le ministre suisse de la Défense, Samuel Schmid, a donné sa démission mercredi, laissant vacant un des sept sièges du Conseil fédéral (gouvernement) alors que la droite populiste cherche à réintégrer son sulfureux leader Christoph Blocher, évincé en décembre 2007.

Samuel Schmid, qui quitte son poste après huit ans d’exercice, était sur la sellette depuis plusieurs mois, attaqué par son ancien parti l’Union démocratique du centre (UDC, droite populiste).

Le ministre s’est contenté d’une courte déclaration officielle à la presse avant une réunion du gouvernement pour annoncer son départ. Son remplaçant doit être nommé par un vote du parlement qui élit tous les quatre ans les sept membres du collège gouvernant le pays.

Le monde politique suisse était en émoi après cette annonce. Le parti socialiste, cité par l’agence de presse ATS, a estimé que le ministre était "victime de la campagne haineuse et sans scrupule de son ex-parti".

De fait, la première force politique du pays fait campagne depuis plusieurs semaines pour assurer le retour de Christoph Blocher, qui s’était vu il y a moins d’un an refuser un deuxième mandat par les parlementaires de la Confédération.

Les députés de la droite modérée qui avaient soutenu la première nomination du milliardaire zurichois en 2003 lui reprochaient non seulement la radicalisation de son discours anti-européen et xénophobe mais aussi de ne pas jouer le jeu de la collégialité si chère au pays.

Furieuse, l’UDC avait réagi en excluant du parti la ministre UDC remplaçant Christoph Blocher et en mettant sur la touche Samuel Schmid. Le parti avait ensuite annoncé son passage dans l’opposition, provoquant un séisme dans la vie politique du pays, où pour la première fois un parti largement majoritaire n’était plus officiellement représenté au gouvernement.

Depuis 1959, les principaux partis au parlement étaient présents au Conseil fédéral selon une représentation arithmétique appelée "formule magique" sensée assurer une stabilité politique de la Confédération composée de 26 cantons partagés entre quatre langue.


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