lundi 16 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Les agents de la CIA indésirables en Bolivie

Les agents de la CIA indésirables en Bolivie

Reza Nourmamode, RFI

dimanche 16 novembre 2008, sélectionné par Spyworld

logo

Les relations entre La Paz et Washington ne s’améliorent pas… Le gouvernement du socialiste Evo Morales a déclaré vendredi que la présence d’agents de la CIA dans le pays andin était désormais interdite. Le président bolivien avait déjà annoncé la semaine passée qu’il suspendait de manière indéfinie les activités de la DEA, l’Agence anti-drogue des Etats-Unis, dans son pays, l’accusant de conspiration. En septembre dernier, Evo Morales avait également expulsé l’ambassadeur des Etats-Unis pour les mêmes motifs. Washington avait peu après annoncé la suspension des préférences douanières accordées à la Bolivie pour l’exportation de textiles vers le territoire des Etats-Unis au prétexte d’un manque de collaboration du pays andin en matière de lutte contre le narcotrafic. Une décision qualifiée de « politique » par le gouvernement bolivien. « Anti-impérialiste » auto-proclamé, Evo Morales s’attaque cette fois au plus grand symbole de la politique étrangère des Etats-Unis.

« Ils sont derrière mon dos, et nous avons toute l’autorité pour être également derrière le leur », avait prévenu il y a quatre jours le président Morales… En avril dernier, l’ancien syndicaliste avait d’ailleurs assuré avoir démantelé au début de l’année 2006 un mini réseau de la CIA qui officiait au sein même du palais présidentiel.

Cette fois-ci, le gouvernement bolivien est allé plus loin en interdisant toute activité de l’agence sur le territoire national et en annonçant qu’il enquêtait sur la présence d’agents étrangers ou boliviens travaillant pour la CIA. Une présence qui serait d’après le gouvernement « une atteinte gravissime à la souveraineté » de la Bolivie.

Les activités de la CIA étant par nature extra-officielles, et les moyens de l’Etat bolivien étant limités, la décision risque de ne pas avoir beaucoup d’effets concrets. Elle a cependant son importance politique à l’heure où un changement d’administration est en cours à Washington.

Au lendemain de l’élection de Barack Obama, les autorités boliviennes avaient en effet déclaré être optimistes quant à une amélioration des relations bilatérales.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :