dimanche 22 octobre 2017

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Prochain sommet franco-espagnol consacré au terrorisme

Jean-Jacques Bozonnet, le Monde

mardi 18 novembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Au lendemain de l’arrestation, à Cauterets (Hautes-Pyrénées), de Miguel de Garikoitz Aspiazu Rubina, dit "Txeroki", chef militaire présumé de l’ETA, le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et le chef d’Etat français, Nicolas Sarkozy, sont convenus, lundi 17 novembre, d’organiser prochainement "un sommet bilatéral extraordinaire sur le terrorisme", afin d’améliorer encore la coordination des politiques antiterroristes des deux pays. Dans la journée, le leader espagnol s’était félicité d’une "opération déterminante contre l’ETA" parce que touchant "le responsable direct de certains des derniers assassinats" de l’organisation séparatiste armée basque. "J’aimerais que nous, Espagnols, n’oubliions jamais cette amitié de la France", a-t-il ajouté, précisant que son ministre l’intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, avait été en contact permanent avec son homologue française, Michèle Alliot-Marie.

L’homme arrêté en France - "très probablement le principal dirigeant de l’ETA", selon M. Perez Rubalca -, représente une nouvelle génération d’activistes basques très radicaux. Lundi, il a partagé l’actualité espagnole avec un ancien dirigeant, José Ignacio de Juana Chaos, considéré comme l’un des plus sanguinaires membres du groupe séparatiste. Cet homme de 53 ans, libéré le 2 août après avoir purgé vingt et un ans de prison pour 25 assassinats commis dans divers attentats revendiqués, a été interpellé à Belfast en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par Madrid dans le cadre d’une affaire d’"apologie du terrorisme".

ASSOCIATION DE VICTIMES

Inaki de Juana Chaos ne s’était pas présenté la semaine dernière à Madrid, où un juge souhaitait l’entendre comme témoin dans le cadre d’une plainte déposée par une association de victimes du terrorisme le jour même de sa remise en liberté. En revanche, il s’est présenté au tribunal de Belfast, comme son avocat irlandais l’avait annoncé. Le juge l’a remis en liberté, contre le paiement d’une caution et un strict contrôle judiciaire, en attendant l’audience sur la demande d’extradition espagnole fixée au 28 novembre.


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