mardi 12 décembre 2017

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Bases de défense. Brest en première ligne

Jean Guisnel, LeTelegramme.com

jeudi 20 novembre 2008, sélectionné par Spyworld

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La nouvelle organisation des armées prévoit la concentration des unités militaires dans 90 bases de défense. En première ligne, Brest, qui, dès le 1er janvier, expérimentera le dispositif.

Les nouvelles bases de défense représentent l’un des points les plus importants de la transformation radicale introduite dans les armées par la RGPP (Revue générale des politiques publiques), et Brest va compter, dès le 1er janvier 2009, parmi les premières implantations concernées. A terme, toutes les unités militaires du territoire métropolitain et d’outre-mer vont se trouver concentrées dans ces bases de défense, qui seront 90 au total. Leurs effectifs seront compris entre 1.000 personnes pour les plus petites (BDD Type 1), et 18.000 pour les plus grosses (BDD type 3).

18.000 personnes concernées

Dès le 1 e r janvier prochain, donc, 11 d’entre elles, dites « expérimentales » se mettront en place, dont la plus importante de toutes, celle de Brest. Ce sera aussi la plus cohérente, puisque les unités de la Marine nationale y sont très largement majoritaires. En tout, 18.000 personnes, dont 3.700 civils, seront concernées, à Brest, Landivisiau et dans la presqu’île de Crozon pour la Marine, à Quélern pour l’Armée de terre, à Loperhet pour l’Armée de l’air, sans oublier les divers organismes dépendant de la DGA (Délégation générale pour l’armement) ou du SGA (Secrétariat général pour l’administration). Un exemple illustre la nouvelle organisation : si un frigo du centre de contrôle de Loperhet tombe en panne, ses réparateurs ne viendront plus de la base aérienne de Tours, mais d’un centre de soutien de Brest. Logique... Car l’idée de base qui a dominé cette réforme, consiste à créer une nouvelle organisation locale, dans laquelle tous les moyens d’administration et de soutien se trouvent mutualisés au sein d’une structure interarmées. Le rayon d’une base de défense est en moyenne de 30 km et son commandant est le responsable du soutien de tous les organismes militaires qui s’y trouvent.

Des effets d’ici à un an ou deux

Parmi d’autres réformes introduites pour leur part par le Livre blanc, cette nouvelle organisation contribuera à la réduction globale des effectifs de 54.000 personnels de la défense d’ici à 2012. A Brest toutefois, dans un premier temps, les changements devraient être peu perceptibles, souligne le commissaire en chef, Sammy Pontoparia, dans une interview au magazine de la Marine, Cols bleus : « Les évolutions se feront vraiment sentir d’ici à un an ou deux, lorsque des différents services de soutien auront trouvé leur place dans cette nouvelle structure interarmées ». La Défense ne minimise pas les difficultés à prévoir, mais le général Jean-Pierre Bansard, sous-chef organisation de l’Etat-major des armées, se veut confiant, en notant, par exemple, que, dans un tel ensemble, la mobilité professionnelle ne sera plus nécessairement synonyme de mobilité géographique. L’avenir dira si cet optimisme est justifié !


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