vendredi 20 octobre 2017

Accueil du site > Défense > International > La Belgique au commandement de la FINUL navale ?

La Belgique au commandement de la FINUL navale ?

RTBF.be

mardi 25 novembre 2008, sélectionné par Spyworld

logo

La Belgique a proposé à l’ONU de prendre au début de l’année prochaine le commandement de la composante maritime de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) avec la frégate "Léopold I", a indiqué le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem.

"J’ai présenté notre candidature pour prendre le commandement de la FINUL maritime durant la première moitié de 2009, de mars à mai", a affirmé M. De Crem à l’agence BELGA à l’issue d’une rencontre à New York avec le chef du département onusien des opérations de maintien de la paix (DPKO), Alain Leroy.

Cette mission devrait être assurée par la frégate F930 "Léopold I" - le nouveau fleuron de la Marine belge -, déjà actuellement en opération au large du Liban pour une période de trois mois, de septembre à décembre, avec un équipage de 157 marins.

Le Conseil des ministres restreint a déjà marqué son accord pour cet engagement de la Belgique au sein de la FINUL navale, a précisé M. De Crem, qui terminait lundi par New York une visite d’une semaine aux Etats-Unis.

La force internationale maritime (Maritime Task Force, MTF) des Nations Unies croisant au large du Liban est principalement chargée de prévenir la contrebande maritime d’armes destinées au mouvement chiite libanais du Hezbollah, après la fin de la guerre qui l’a opposé à Israël durant l’été 2006.

Le gouvernement a décidé début novembre de prolonger jusque fin décembre 2009 la présence - mais avec des effectifs réduits de 335 à 216 personnes - des Casques bleus belges au Liban. La diminution portera sur l’hôpital de campagne déployé à Tebnine (sud-Liban), dont le retrait est nécessaire pour contribuer au "groupement tactique" européen ("EU Battle Group", EUBG) dont l’armée belge prendra le commandement au second semestre 2009.

La Belgique conservera toutefois une capacité de déminage au Liban, payée en partie par le ministère des Affaires étrangères. De même, elle devrait contribuer à un projet en faveur de l’hôpital (civil) de Tebnine, avec un budget de la Coopération au développement.

M. De Crem a assuré lundi que la contribution belge aux opérations onusiennes - ou mandatées par l’ONU - était "particulièrement appréciée" au siège des Nations Unies.

Il a d’autre part annoncé après un entretien avec son collègue des Affaires étrangères, Karel De Gucht, arrivé lundi après-midi à New York, l’envoi rapide d’une "commission technique" militaire belge auprès de l’ONU pour examiner quels sont ses besoins en vue du renforcement de sa Mission en République démocratique du Congo (la MONUC).

Le gouvernement s’est dit vendredi, en l’absence du ministre de la Défense, disposé à faire un effort en ce sens, évoquant une aide logistique dans le domaine du transport ou du renseignement mais excluant a priori l’envoi de troupes - conformément aux recommandations de la commission d’enquête sénatoriale qui interdisent l’envoi de troupes de combat dans les anciennes colonies après la mort de dix Casques bleus belges au Rwanda, en avril 1994.

Le Conseil de sécurité a décidé jeudi dernier d’accroître les effectifs de plus de 3.000 hommes - 2.785 militaires et 300 policiers -, pour les porter à terme à plus de 20.000 personnes afin de faire face à l’agravation de la situation au Nord-Kivu, théâtre de combats depuis plus de deux mois entre l’armée congolaise et la rébellion du général tutsi Laurent Nkunda.

Grâce à cette commision technique, "on va regarder ce qui nous est demandé", a expliqué M. De Crem à l’agence BELGA, soulignant qu’il resterait en contact à ce propos avec son collègue des Affaires étrangères.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :