jeudi 19 octobre 2017

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Une armée et des espions dans un Québec souverain

Radio-canada.ca

mercredi 19 octobre 2005, sélectionné par Spyworld

Un Québec souverain devrait posséder sa propre armée et son propre service de renseignement.

C’est ce qu’a affirmé à la Presse canadienne, mardi, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, à la veille d’un débat entre les candidats à la direction du Parti québécois sur le thème de la souveraineté et du leadership.

La question de l’ampleur et du rôle précis d’éventuelles forces armées québécoises divise toujours les militants souverainistes, même si la plupart approuvent le rapatriement des milliers de soldats québécois membres des Forces armées canadiennes, advenant la souveraineté.

Pendant que le programme du Bloc mentionne clairement une « armée québécoise », celui du PQ reste vague sur cet aspect.

« À notre prochain congrès, nous discuterons du type de politique étrangère que nous aurons [dans un Québec indépendant], du type de défense nationale que nous aurons, du type d’équipement dont nous aurons besoin, et ainsi de suite », annonce M. Duceppe, à environ deux semaines des assises du Bloc.

« Nous aurons une armée qui interviendra principalement pour sauvegarder la démocratie dans certains pays, pour prendre part aux missions internationales et prêter assistance lors de catastrophes naturelles, que ce soit au Québec ou ailleurs. Et parfois, il faut aller à la guerre », précise M. Duceppe.

Des études, dont certaines menées par le ministère canadien de la Défense, ont conclu que le coût d’une armée québécoise serait très élevé, sans même prendre en compte l’instauration d’un service de renseignement.

La souveraineté, la seule conclusion

De façon générale, Gilles Duceppe estime que les choses sont maintenant plus claires quant aux relations entre le Québec et le Canada, 10 ans après le dernier référendum sur la souveraineté.

Selon le chef du Bloc, une seule conclusion s’impose. « Ça démontre de plus en plus qu’il y a nécessité que le Québec devienne un pays et développe de nouvelles ententes avec le reste du Canada », dit-il.

M. Duceppe déplore aussi que le gouvernement fédéral veuille s’imposer au nom de « l’intérêt national », autant dans des dossiers nationaux, comme celui du programme de garderies, qu’au plan international, comme lors de la récente présentation devant l’UNESCO.


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