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Les attentats de Bombay montrent l’importance de la coopération en matière de lutte contre le terrorisme

David McKeeby, America.gov

mardi 9 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le président Bush a dépêché la secrétaire d’État, Mme Condoleezza Rice, à New Delhi, en Inde ; elle y présentera les condoléances des États-Unis après les attentats dévastateurs de Bombay et exhortera l’Inde à collaborer étroitement avec le nouveau gouvernement civil du Pakistan pour traduire les auteurs des attentats en justice.

« Nous allons collaborer avec l’Inde. Nous avons aussi l’intention de collaborer avec le Pakistan. Il faut arrêter les terroristes », a dit Mme Rice le 1er décembre à Londres, après avoir consulté le ministre britannique des affaires étrangères, M. David Miliband. « Relever le défi et rechercher les terroristes à tout prix est le seul choix qui s’offre à nous. »

Le 26 novembre, M. George Bush a été parmi les premiers chefs d’État qui ont contacté le premier ministre indien, M. Manmohan Singh, et présenté leurs condoléances après la série d’attentats perpétrés à Bombay par des terroristes contre des hôtels et un restaurant fréquenté par des touristes, un cinéma, un hôpital, un commissariat de police, une gare et un centre religieux.

Parmi les 172 personnes tuées lors de ces attentats, on compte, outre des dizaines d’Indiens, 6 Américains ainsi que des ressortissants de 10 autres pays (Allemagne, Australie, Canada, Chine, Israël, Italie, Japon, Singapour, Thaïlande et Royaume Uni).

L’Inde et le Pakistan ont fait l’objet d’un grand nombre d’attentats ces dernières années, notamment le raid de 2001 contre le Parlement indien, l’assassinat en 2007 de Benazir Bhutto, ancienne première ministre pakistanaise, les explosions dans les provinces de la frontière du Nord-Ouest et du Baloutchistan au Pakistan, ainsi que la récente série d’attentats dans les villes de New Delhi et de Jaipur et dans l’Assam en Inde.

Selon le Centre national de lutte contre le terrorisme des États-Unis, plus de 3.100 personnes au Pakistan et 1.460 en Inde ont été tuées ou blessées dans des attentats en 2008.

Bien qu’un groupe jusqu’à présent inconnu, les Moudjahidines du Deccan, aient au départ revendiqué la responsabilité des attentats, le seul terroriste survivant gardé à vue par les autorités indiennes aurait affirmé être lié au Lashkar-e-Taiba, que le département d’État des États-Unis a porté sur la liste des organisations terroristes pour avoir commis des attentats pendant plus d’une décennie dans la région disputée du Cachemire. Les attentats ont menacé les relations entre l’Inde et le Pakistan, pays limitrophes de l’Asie du Sud qui sont entrés en guerre à trois reprises depuis 1947, mais qui ont progressé sur la voie de la paix ces dernières années.

Le Pakistan s’est aussi joint au concert de ceux qui ont condamné les attentats de Bombay et il s’est engagé à appuyer l’enquête en envoyant des hauts responsables en Inde. Le premier ministre, M. Syed Yousuf Raza Gilani, a annulé un voyage à l’étranger et a convoqué des hauts responsables de la sécurité nationale pour qu’ils se penchent sur les relations avec l’Inde après les attentats. Le président du Pakistan, M. Asif Ali Zardari, veuf de Mme Bhutto, s’est engagé à intervenir au cas où les enquêtes indiqueraient que ces hommes armés avaient été appuyés par des groupes au Pakistan.

« Les Pakistanais ont souligné leur désir de tirer la situation au clair et d’apporter toute l’aide possible », a indiqué à la presse Mme Rice le 30 novembre, en saluant la réponse du Pakistan face aux attentats. « Je ne veux pas tirer moi-même des conclusions hâtives à ce sujet, mais je pense que désormais une transparence et une coopération absolues et totales sont de mise. Et c’est ce que nous nous attendons. »

De son côté, la porte-parole de la Maison-Blanche, Mme Dana Perino, a déclaré que les tensions accrues dans la région étaient inquiétantes et que le président Bush, Mme Rice et de hauts responsables du gouvernement américain étaient en contact étroit avec leurs homologues indiens et pakistanais. Elle a souligné que Washington cherchait à faciliter depuis longtemps l’instauration de la paix entre l’Inde et le Pakistan.

« D’une certaine façon, a-t-elle dit, la région entière est similaire à une forêt qui n’aurait pas reçu de pluie depuis de nombreux mois et dans laquelle une seule étincelle pourrait allumer un incendie dévastateur. C’est ce que nous essayons d’éviter. »

Mme Rice devait arriver à New Delhi le 3 décembre, après avoir écourté sa visite à Bruxelles où elle assistait à une réunion des ministres des affaires étrangères de l’OTAN. Elle a annulé ses consultations en Italie et en Finlande, mais devait s’arrêter au Danemark sur le chemin de retour à Washington.

À Chicago, le président élu Barack Obama a présenté ses condoléances aux victimes des attentats de Bombay et a promis de poursuivre l’engagement des États-Unis en matière de partenariats internationaux de lutte contre le terrorisme.

« Dans le monde que nous souhaitons construire, a-t-il dit, il n’y a pas de place pour ceux qui tuent des civils innocents pour faire progresser un extrémisme empreint de haine. Je suis sûr que la grande démocratie indienne est plus forte que les assassins qui veulent l’abattre. »

Soulignant que M. Bush était le seul président en exercice actuellement, M. Obama a indiqué qu’il s’était entretenu avec M. Singh et qu’il avait régulièrement été mis au courant de la situation par la secrétaire d’État. Il s’est déclaré d’avis que le gouvernement Bush avait pris les dispositions qui s’imposaient.

« Je vais suivre la situation de près, a-t-il dit. Je m’attends à ce que le président du Pakistan, M. Zardari, qui a déjà laissé entendre qu’il coopérerait pleinement à l’enquête, respecte cet engagement. »


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