mercredi 18 octobre 2017

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Johyn Kerry demande au Pakistan de contrôler ses services secrets

Belga

lundi 15 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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John Kerry, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain, a demandé lundi au Pakistan de mieux contrôler ses services de renseignement soupçonnés d’être liés au groupe islamiste pakistanais accusé d’avoir perpétré les attentats de Bombay.

L’ISI dans la ligne de mire

M. Kerry est à New Delhi depuis dimanche et devait s’entretenir lundi avec le Premier ministre indien Manmohan Singh, plus de deux semaines après les attaques islamistes de Bombay qui ont ravivé les tensions entre l’Inde et le Pakistan. "Nous voudrions que l’Inter Services Intelligence (ISI, services de renseignement pakistanais) se réforme et passe totalement sous le contrôle des civils", a déclaré le sénateur au journal Indian Express.

L’Inde, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne imputent les attaques coordonnées de Bombay au Lashkar-e-Taïba (LeT), l’un des mouvements armés fondamentalistes pakistanais qui assurent lutter contre l’"occupation" indienne du Cachemire et contre les "persécutions" dont seraient victimes les 150 millions de musulmans en Inde. Ce mouvement, interdit au Pakistan depuis 2002, a longtemps bénéficié de la bienveillance d’Islamabad, voire de l’aide de ses puissants services secrets.

L’autonomie des services secrets mise en cause

"Ils (l’ISI) l’ont formé (le LeT) et ils le savent. Mais ils ne savaient pas que le LeT deviendrait une entité autonome", a poursuivi M. Kerry, estimant toutefois que l’ISI n’était pas lié aux attentats de Bombay "à moins que cela ne soit à un échelon inférieur". Des responsables militaires et des services de renseignement américains, cités par la presse américaine, ne croient pas non plus à une responsabilité directe de l’ISI dans le carnage de Bombay du 26 au 29 novembre (172 morts, dont neuf assaillants).

Théoriquement, l’ISI travaille sous le contrôle du Premier ministre pakistanais. En pratique, les services secrets forment une agence autonome. En juillet dernier, le nouveau président Asif Ali Zardari avait tenté de placer l’ISI sous l’aile du ministère de l’Intérieur, mais il avait fait machine arrière face au mécontentement de la haute hiérarchie militaire.


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