lundi 11 décembre 2017

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C dans l’air (France 5) : Les services secrets face au terrorisme

France 5

mercredi 17 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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- Invités : Eric Denécé, Yves Bonnet, Antoine Sfeir, Daniel Martin

Après la découverte d’explosifs au Printemps-Haussmann, à Paris, la crainte d’un attentat en cette période de fêtes est réactivée en France. Le ministère de l’Intérieur a organisé une réunion de crise, avec au programme : le renforcement de la sécurité sur le territoire.

Depuis le 7 décembre 1985 et deux attaques aux Galeries Lafayette et au Printemps, la peur de voir des grands magasins visés par des terroristes est récurrente en France. La crainte a été réactivée, mardi 16 décembre 2008, par la découverte de cinq bâtons de dynamite dans les toilettes du Printemps-Haussmann, à Paris.

Signalés quelques heures plus tôt par un étrange courrier adressé à l’Agence France-Presse (AFP) et signé d’un mystérieux Front révolutionnaire afghan, réclamant le retrait des troupes françaises d’Afghanistan "avant fin février 2009", ces explosifs n’étaient pas dotés de système de mise à feu, selon les informations communiqués par le ministère de l’Intérieur.

De multiples interrogations demeurent quant à l’identité du ou des poseur(s) de la bombe et à l’origine de l’explosif. Et si des spécialistes émettent des doutes sur la réalité de cette menace et de l’existence de ce mouvement, jusque-là inconnu des autorités, l’exécutif prend l’affaire très au sérieux.

La menace terroriste sur la France serait "forte", mais la France "n’y cédera pas", a ainsi déclaré le Premier ministre, François Fillon. Peu avant, Nicolas Sarkozy avait, lui aussi, appelé à la "fermeté" face au terrorisme.

Quant à la ministre de l’Intérieur, chargée de l’affaire, après s’être rendue sur les lieux, elle a organisé une réunion de crise, dès mercredi matin, réunissant des représentants de la police, de la gendarmerie, des services de renseignement, des grands magasins, de la SNCF, de la RATP et des aéroports parisiens. Objectif : resserrer la surveillance des sites sensibles, et ce dans les grandes villes françaises - Paris, Marseille, Lyon et Lille.

La France, placée sous plan Vigipirate niveau rouge depuis les attentats de Londres en 2004, ne devrait pas passer à l’écarlate, qui impliquerait la possible fermeture des gares et des aéroports. Néanmoins, Michèle Alliot-Marie a annoncé vouloir "renforcer les effectifs de sécurité sur le terrain", ce qu’elle avait déjà fait au début du mois, avec l’ajout de 1 500 policiers autour des grands magasins et de 100 patrouilles dans les transports en commun.

D’autre part, la ministre a prévu de "limiter le stationnement des véhicules à proximité des entrées des gares et des entrées de grands magasins" ou bien encore d’organiser à la préfecture de police, pour Paris, et dans d’autres préfectures de province, "trois fois par semaine, un point de situation avec les responsables des entreprises de transports et des grands magasins".

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